Sanofi-Aventis devrait prolonger à l’identique son offre sur Genzyme
Statu quo en vue pour l’offre hostile de Sanofi-Aventis sur Genzyme. Le groupe français ne devrait cette semaine ni abandonner la partie ni relever les conditions de son offre, mais la prolonger à raison de 69 dollars par action. Soit un montant total de 18,5 milliards de dollars. L’offre, lancée le 4 octobre dernier, expire en effet ce vendredi à minuit, heure de New York. Sanofi doit se prononcer avant l’ouverture des marchés américains lundi prochain.
Il s’agirait surtout de gagner du temps afin de poursuivre les négociations. Le débat, entretenu dans le cadre de discussions entre les conseillers des deux groupes sans contact direct entre leurs dirigeants selon des sources concordantes, tourne essentiellement autour de la mise en place d’un certificat de valeur garantie (CVG). Cet instrument financier pourrait être proposé afin d’offrir un éventuel futur complément de prix aux actionnaires de Genzyme en fonction des résultats du Campath, un traitement de la sclérose en plaques. Le laboratoire américain, qui avait rejeté l’offre de Sanofi en octobre avec l’argument qu’elle excluait les gains issus du Campath, avance une estimation de ventes pour ce produit de quelque 3 milliards de dollars en 2017. Une prévision «irréaliste» aux yeux de Sanofi.
Ce mécanisme, ardemment défendu par le groupe convoité, semble davantage envisageable de la part de Sanofi qu’un relèvement du prix proposé immédiatement par titre. Bloomberg avance que le conseil d’administration du groupe français serait «ouvert» à une concession sur un seul des deux tableaux.
Le gérant Lionel Melka chez Bernheim, Dreyfus & Co doute fort que Sanofi relève le montant de 69 dollars par titre, le prédateur étant confiant dans le fait qu’aucun chevalier blanc ne surgisse.
Il n’empêche, le cours du titre Genzyme a évolué au-delà de 69 dollars depuis le 29 août, date à laquelle Sanofi-Aventis est sorti du bois. Il a cédé 0,54% hier sur le Nasdaq, à 70,26 dollars. Si le prétendant affirmait encore le 1er décembre par la voix de son directeur financier Jérôme Contamine que l’offre représentait «un très bon prix», le marché semble attendre davantage. Tout du moins semble-t-il persuadé que Genzyme dispose encore du soutien d’une bonne part de ses actionnaires tenir tête au géant français. Bien peu nombreux seront sans doute ceux ayant d’ores et déjà apporté leurs titres vendredi.
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