Sanofi-Aventis devrait conclure avec Genzyme cette semaine
Si l’offre prolongée de Sanofi-Aventis sur Genzyme court jusqu’au 15 février, le laboratoire pourrait annoncer dès aujourd’hui, voire mercredi lors des résultats annuels (lire l’encadré), la conclusion d’un accord avec la biotech américaine. Avec l’autorisation donnée la semaine dernière au groupe français pour mener une due diligence, le processus s’est accéléré, Sanofi-Aventis étant maintenant à même de vérifier l’état des unités de production du groupe, du calendrier de démarrage de la nouvelle usine, et surtout de juger par lui-même du potentiel de Lemtrada (alemtuzumab) dans la sclérose en plaques, évalué à 3,5 milliards de dollars par Genzyme et seulement à 700 millions par le groupe français.
Sanofi-Aventis pourrait finalement proposer 72 ou 73 dollars par titre, hors certificat de valeur conditionnelle (CVC), selon Le Figaro, tandis que Raymond James et Oddo anticipaient respectivement en début de semaine dernière un niveau de 71 à 72 dollars, et de 70 à 75 dollars, alors que l’offre en cours est de 69 dollars. Le CVC construit sur les ventes potentielles du Lemtrada constituera une variable d’ajustement. L’approbation «n’est pas acquise, rappelle Raymond James. Sa balance bénéfice-risque devra être évaluée sur la base des résultats de phase III attendus en 2011». Pour l’heure, Oddo estime le CVC à 6 dollars par action, quand Le Figaro évoque une fourchette de 2 à 5 dollars.
Quoi qu’il en soit, «le seuil de création de valeur se situe autour de 77 dollars», pour Raymond James. Une opération réalisée dans des conditions «honorables (maximum 75 dollars en cash et minimum de 500 millions d’euros de synergies) redonnera des couleurs au titre», conclut Oddo.
Plus d'articles du même thème
-
Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
Une cyberattaque, inédite pour une banque française, a touché Crédit Mutuel Arkéa. La banque évoque une première évaluation en dizaines de millions d'euros volés. L'estimation la plus élevée atteint 133 millions de dollars. -
Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
L’agence de notation a dégradé ses perspectives sur le Crédit Agricole et BNP Paribas mais l’ensemble du secteur bancaire profite de la victoire éclatante des démocrates aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Meta paie également le prix fort sur le marché obligataire
La société de Mark Zuckerberg a dû offrir des spreads jusqu’à deux fois plus élevés que lors de sa dernière émission sur ce marché en avril malgré un moindre montant levé. Surtout, elle a concédé des primes d’émission supérieures à celle d’Oracle la veille. Meta a lancé ce jeudi son émission inaugurale en euro. Un nouveau test pour la société et l’ensemble des sociétés liées à l’IA.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
Tout feu tout flamme
Avant de devenir l’icône du parfum que l’on connaît, Diptyque est née d’un cabinet de curiosités germanopratin, imaginé par trois artistes aux goûts résolument éclectiques. -
« Un freinage est impératif pour sauver la Sécurité sociale »
Pour Olivier Henno, rapporteur général de la commission des affaires sociales du Sénat, voter un PLFSS avec un déficit accru serait irresponsable -
Lignes de fondBCE : le départ surprise de Christine Lagarde doit nous inquiéter
En anticipant son départ de Francfort, la présidente de l'institution anticipe-t-elle une tempête financière majeure menaçant la France et qui la placerait dans une inconfortable situation de conflits d'intérêts ?