Concurrencé par les génériques, le laboratoire anticipe un recul de 5 à 10% de son bénéfice net par action. Les discussions avec Genzyme se poursuivent
Publié le
Bruno de Roulhac
L’acquisition de Genzyme se fait attendre… «On ne va pas s’engager aujourd’hui sur un calendrier, a déclaré hier, Christopher Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis à l’occasion de la publication des résultats 2010 du laboratoire pharmaceutique. Les discussions progressent […] et toutes les options restent sur la table». Ce projet d’acquisition est «pour créer de la valeur et non pour combler un manque de chiffre d’affaires», a ajouté le directeur financier Jérôme Contamine.
En effet, le laboratoire va subir cette année de plein fouet l’effet de la concurrence accrue des génériques. Aussi, Sanofi-Aventis anticipe un recul de 5 à 10% à changes constants de son bénéfice net par action des activités (BNPA) en 2011, hors acquisition de Genzyme et hors retour des génériques de l’anticancéreux Eloxatine aux Etats-Unis. Des perspectives jugées «conservatrices» par certains analystes, mais en ligne avec les attentes du consensus. Si le BNPA a crû en 2010 de 2,6% à changes constants à 7,06 euros, il a chuté de 9,2% au quatrième trimestre. D’ailleurs, le chiffre d’affaires à changes constants a reculé de 0,8% sur l’année à 30,4 milliards d’euros, mais a baissé de près de 6% au quatrième trimestre. De fait, les ventes de l’antithrombotique Lovenox et de l’anticancéreux Taxotere ont respectivement chuté de 27% et 20% sur le dernier trimestre.
Dans un tel contexte, Sanofi-Aventis bénéficie néanmoins de certains atouts. D’une part, son plan de réduction de coûts de 2 milliards d’euros sera atteint dès 2011 au lieu de 2013 prévu initialement. Sans compter des marges d’amélioration sur la productivité des achats et sur le BFR, a précisé Chris Viehbacher. D’autre part, le laboratoire s’appuie sur la forte croissance des marchés émergents, où il compte réaliser cette année un tiers de son chiffre d’affaires, contre 30% en 2010 et 25% en 2009. Enfin, la R&D repart sur des bases saines, après le nettoyage du portefeuille, réduit de 30%, et la nomination d’Elias Zerhouni à sa tête en début d’année. Ce dernier veut maintenant accélérer la R&D et se pencher sur d’autres domaines comme le vieillissement et l’immunologie. Le portefeuille du laboratoire compte actuellement 55 projets en développement clinique, et mise toujours sur l’anticancéreux iniparib malgré l’échec de premiers tests cliniques le mois dernier.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Emmanuel Macron recevra lundi à Versailles de nombreux patrons prévoyant d'investir en France. Si la moisson s'annonce bonne, le secteur industriel français souffre
Les nombreuses violences urbaines qui ont eu lieu samedi soir au prétexte de la victoire du club de la capitale en Ligue des Champions étaient dramatiquement prévisibles
Le leader de La France insoumise a réussi à imposer son concept de « nouvelle France » quand ses adversaires cherchent encore le slogan capable de résumer en quelques mots l'idée forte de leur futur programme