Sanofi-Aventis accélère ses réductions de coûts et relève ses objectifs 2010
Fort d’une accélération de ses réductions de coûts, de la bonne tenue des ventes de vaccins, et de celles du Lovenox aux Etats-Unis, Sanofi-Aventis relève ses objectifs 2010. Le laboratoire table sur une hausse de 0 à 2% du bénéfice par action de ses activités, contre -4 à 0% annoncé en juillet. Le consensus Bloomberg anticipe 6,8 euros par action (+4,7%).
«Lovenox a résisté au-delà de nos attentes aux Etats-Unis, notamment sur le secteur hospitalier, explique Jérôme Contamine, directeur financier de Sanofi-Aventis. Sur le mois d’octobre, nous allons encore enregistrer autour de 110 à 115 millions de dollars de ventes. Le générique, lancé par Sandoz, n’est pas en mesure de répondre à l’ensemble de la demande américaine». Le programme de réduction de coûts a été relevé de 1 à 1,2 milliard d’ici fin 2010 par rapport à 2008.
«En 2011, les ventes des pays matures vont continuer à reculer, avec la prise en compte en année pleine de la concurrence des génériques, poursuit Jérôme Contamine. Toutefois, nous misons sur nos nouveaux produits, comme Jevtana (traitement du cancer de la prostate), dont les premières ventes aux Etats-Unis ont dépassé nos attentes, et qui devrait être commercialisé en Europe l’an prochain, et sur nos autres plates-formes de croissance (marchés émergents, diabète, vaccins, et santé grand public)». Sur le trimestre écoulé, les ventes (à changes constants) ont crû de 13% dans les émergents, et reculé de 11,2% en Europe occidentale et de 6,2% aux Etats-Unis.
Si Sanofi-Aventis envisage des acquisitions en OTC en Amérique latine, il a annoncé hier soir l’achat du chinois BMP Sunstone, coté sur le Nasdaq, pour 521 millions de dollars. Le groupe présent dans la santé grand public en Chine, notamment dans l’hygiène féminine et la toux et le rhume chez l’enfant, table sur un chiffre d’affaire de 165 millions de dollars en 2010 pour 16,5 millions d’Ebitda et 9,5 millions de résult net.
Sanofi-Aventis se refuse pour le moment à relever son offre sur Genzyme. «Le marché ne semble pas avoir jugé réalistes les perspectives de Genzyme, le cours n’ayant pas intégré ces nouveaux objectifs, constate Jérôme Contamine. Quant à l’amélioration de ses problèmes industriels, le groupe nous semble encore loin d’un retour à la normale. Pour l’heure, nous n’avons pas de contacts avec la direction de Genzyme, mais nous allons continuer à rencontrer ses actionnaires».
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