Sanofi aura son nouveau directeur général avant la fin mars
Sanofi dévoilera le nom de son futur directeur général, recruté en externe, au plus tard à la fin du premier trimestre, a assuré Serge Weinberg, PDG du laboratoire. Depuis l’éviction de Chris Viehbacher en octobre dernier, le conseil cherche la perle rare qui doit être un spécialiste du secteur pharmaceutique, connaître le marché américain, et communiquer largement, y compris avec le conseil, a rappelé hier Serge Weinberg, en marge de la publication des résultats annuels.
En 2014, Sanofi a renoué avec la croissance, signant une hausse de 4,9% de son chiffre d’affaires à changes constants (+2,5% en publiées) à 33,8 milliards d’euros, pour un bénéfice net par action (BNPA) des activités en progression de 7,3% (+3% en publiées) à 5,20 euros.
Les plates-formes de croissance (marchés émergents, diabète, vaccins, santé grand public, Genzyme, santé animale et produits innovants) ont affiché une croissance des ventes (à changes constants) de 10,7% et pèsent désormais 76,4% des ventes du groupe. Pour autant, Serge Weinberg a assuré qu’il n’y avait pas de projet de ventes des produits matures, rappelant qu’ils sont très rentables et que leur légère érosion est maîtrisable.
Si la rentabilité s’est effritée au quatrième trimestre, et devrait continuer à pâtir de l’augmentation des frais commerciaux liés à la mise sur le marché de quatre médicaments (Toujeo dans le traitement du diabète et Praluent contre le cholestérol) ou vaccins (pédiatrique 6 en 1 et contre la dengue) au premier semestre, le laboratoire devrait profiter cette année d’un effet change positif. Pour 2015, Sanofi table sur un BNPA 2015 «stable à en légère progression» à changes constants, mais de 4 à 5 points supplémentaires si les changes se maintiennent sur les parités de fin 2014. Des perspectives «très (trop) prudentes» et «sans saveur» pour CM-CIC, estimant que Sanofi soufre d’une «trop forte dépendance à Lantus dans un environnement concurrentiel plus dense et [d’un] manque de relais de croissance forts à court terme».
En revanche, Natixis et Bryan Garnier se disent rassurés par la performance du quatrième trimestre. D’ailleurs, l’action a rebondi hier de 3,60% à 84,53 euros. Sanofi a notamment apaisé les craintes du marché sur sa division Diabète, en précisant que ses ventes de Lantus aux Etats-Unis étaient stabilisées depuis dix semaines.
Plus d'articles du même thème
-
Les tensions au Moyen-Orient pèsent à nouveau sur les marchés
Les nouvelles attaques sur l’Iran provoquent une hausse du pétrole. Les taux poursuivent leur hausse entamée vendredi après les chiffres de l’emploi américain. Les actions, notamment technologiques, chutent. -
M6 s'enflamme sur de nouvelles rumeurs de rachat par TF1
Le groupe d'audiovisuel bondit de près de 8 % lundi en fin de matinée sur fond d'intérêt renouvelé de la part de prétendants, parmi lesquels TF1 et la famille Saadé. -
Le choc démographique invite à mener enfin les réformes urgentes
A l'heure où l'Insee évoque un recul de la population française à l'horizon 2070, le virage démographique impose de ne pas négliger les conséquences économiques. Les champs de réformes qu'il induit sont nombreux, du budget à l'éducation en passant par les enjeux migratoires et intergénérationnels, estime José Bardaji, économiste chez BPCE
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
Contenu de nos partenaires
-
Qui va pianoDémantèlement de SFR : une opération de longue haleine
Le closing de l’opération de reprise de l’opérateur de Patrick Drahi par ses trois concurrents aura lieu au mieux fin 2027 -
RuptureDepuis le 7 octobre 2023, Mélenchon n'incarne plus une « gauche digne et crédible », estime Jérôme Guedj
Jérôme Guedj pointe la stratégie opportuniste de Jean-Luc Mélenchon. Il estime que la gauche n'est plus seulement fracturée mais « fracassée de manière hallucinante » -
Affaire Lyhanna : la recherche du bouc émissaire
Dans un climat d’indignation politique, la justice française est pointée du doigt pour un dysfonctionnement structurel. L'absence chronique de moyens humains doit aussi être interrogée