Saint-Gobain prêt à reprendre une politique dynamique d’investissements
Cap sur la croissance. Après un exercice 2010 sous le signe du rebond - chiffre d’affaires en croissance interne de 1,9 %, avec une nette remontée au deuxième semestre, et résultat d’exploitation en progression de 41% (à 3,11 milliards d’euros) - Saint-Gobain entend accélérer sa croissance organique cette année. «Pour 2011, nous attendons, globalement, une évolution plus favorable de nos principaux marchés (notamment des marchés du résidentiel neuf et de la rénovation en Europe)», explique Pierre-André de Chalendar, le PDG du groupe. Malgré la hausse des coûts de l'énergie et des matières premières qu’il s’efforcera de compenser avec ses prix de vente, le groupe vise une progression à deux chiffres de son résultat d’exploitation et une croissance interne «soutenue», qui devrait se situer dans le milieu d’une fourchette à un chiffre.
Pour l’exercice en cours, Saint-Gobain a confirmé la perspective d’une entrée en Bourse minoritaire de Verallia, son pôle «conditionnement» à compter du deuxième trimestre, «si les conditions de marché le permettent». Alors que Bloomberg évoquait cette semaine le rejet de plusieurs approches de fonds de private equity, Pierre-André de Chalendar s’est contenté d’indiquer que l’opération suivait son cours. Cette cotation doit permettre de valoriser au mieux l’activité et d’assurer le recentrage du groupe sur les solutions à forte valeur ajoutée dans l’habitat. L’objectif consiste à ce qu’elles représentent 60% du chiffre d’affaires (contre 51% aujourd’hui) d’ici à 2015.
Sur ce créneau des économies d'énergie (vitrage dont solaire et produits pour la construction), le groupe se dit prêt à saisir des opportunités de croissance, en particulier dans les pays émergents (Asie, Amérique latine, Europe de l’Est), et à gonfler cette année de 500 millions d’euros ses investissements industriels pour les porter à près de 2 milliards d’euros. Ces investissements ont totalisé 1,45 milliard d’euros en 2010, en progression de 16,1% sur un an, représentant 3,6% des ventes. Compte tenu de cet objectif, l’autofinancement libre est attendu à 1,3 milliard d’euros cette année après la génération de 1,5 milliard d’euros l’an passé, au-delà de l’objectif fixé (1,4 milliard d’euros).
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