Safran relève ses perspectives pour 2013
Safran a rehaussé sa perspective pour l’exercice 2013 de croissance de résultat opérationnel de 15% à 20% et annonce une croissance de son chiffre d’affaire (CA) au premier semestre de 10,2% soit 7,066 milliards d’euros dans un communiqué de presse publié vendredi 26 juillet. Le motoriste voit son résultat net ajusté (part du groupe) progresser de 59% par rapport aux six premiers mois de 2012. L’action, qui a gagné jusqu’à 4,38% en séance vendredi, a finalement clôturé en légère hausse de 0,52% à 43,22 euros.
«L’édition 2013 du salon du Bourget a conforté la montée en cadence de notre production. En effet, la famille de moteurs LEAP de CFM a enregistré un nombre significatif de nouvelles commandes et intentions d’achat, renforçant encore notre positionnement dans la durée» a indiqué Jean-Paul Herteman, PDG du groupe. Les activités de services pour moteurs civils affichent une hausse de 16,8% et le revenu des moteurs militaires connaît un fort redressement grâce aux premières livraisons des moteurs de l’A400M précise le communiqué de presse.
Le carnet de commandes des moteurs LEAP comptait près de 5.200 unités au 30 juin 2013 (commandes et intentions d’achats). Le groupe a amélioré sa marge opérationnelle courante à 12,0% au premier semestre, contre 10,7% un an plus tôt, avec un résultat opérationnel courant en hausse de 23%.
Les résultats du groupe dans cette période mouvementée s’expliquent en partie selon Jean-Paul Herteman par le fait que «la croissance du trafic en Europe, même si c’est très dispersé selon les compagnies aériennes, reste très supérieure à celle de la croissance économique générale». En effet, Safran est le fabricant du moteur le plus vendu au monde, le CFM56 produit en coentreprise avec General Electric, et est le leader mondial des fonctions d’atterrissage et de freinage des avions et des hélicoptères.
Le groupe, au vu des résultats du premier semestre, prévoit une hausse de 7% de son CA pour l’exercice 2013 et maintient l’objectif d’un cash flow libre d’environ 40% du résultat opérationnel courant qu’il juge «atteignable bien qu’ambitieux». L’incertitude principale, selon l’entreprise, provient de l’encaissement des acomptes et du rythme de paiement de plusieurs Etats-clients au second semestre.
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