Safran compte largement autofinancer ses efforts d’investissement d’ici 2015
Safran reste optimiste sur son développement à moyen terme malgré la crise. L’équipementier aéronautique compte sur une croissance du trafic aérien plus rapide que celle du PIB mondial, grâce notamment à l’Asie, pour atteindre à l’horizon 2015 un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros avec une marge d’exploitation récurrente proche de 15%. Le chiffre d’affaires de l’exercice 2011 devrait être supérieur à 11,5 milliards et la marge proche de 10%. «Malgré les incertitudes de l’environnement macroéconomique actuel, Safran est en mesure de capitaliser sur d’importants succès et il conserve un niveau particulièrement élevé de visibilité sur ses perspectives à court et long termes», a expliqué hier le PDG Jean-Paul Herteman lors d’une présentation aux investisseurs.
Le chiffre d’affaires de la sécurité, segment de marché qui sera stimulé par l’accélération des contrôles sur les sites aéroportuaires, est attendu en hausse de 10% d’ici à 2015. Globalement, Safran estime que la croissance de l’activité et de la marge d’exploitation récurrente au sein de ses 4 divisions (propulsion, défense, équipements et sécurité) lui permettra d’absorber ses frais de recherche et développement (R&D) ainsi que la progression en valeur absolue des investissements industriels.
D’ici à 2013, la barre de 1,1 milliard d’euros de dépenses de R&D, dont la moitié sera capitalisée au bilan, devrait être dépassée. Ceci représentera «jusqu'à 8% de son chiffre d’affaires contre un niveau normalisé actuel de 6-7%». Quant aux investissements industriels, ils devraient rester compris entre 3% et 4% des ventes au cours des quatre prochaines années. En conséquence, le taux de conversion du bénéfice d’exploitation (Ebit) en cash-flow libre devrait être en moyenne supérieur à 50% sur la période, contre environ un tiers en 2011.
Si des lignes de crédit confirmées et non tirées de 2,6 milliards d’euros confèrent au groupe une bonne flexibilité financière, sa croissance externe obéira à une stricte discipline. Les critères fixés par Safran sont un retour sur investissement compris entre 10% et 12% (contre un coût du capital de 8% actuellement), un effet relutif sur le BPA au plus tard la deuxième année suivant la clôture de la transaction, un ratio de dette nette sur Ebitda inférieur à 2,5 fois et une couverture des intérêts par l’Ebit de 6 fois. L’action a terminé en hausse de 1,6% à 23,1 euros.
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