RWE revoit à la baisse le montant de ses cessions d’actifs
Le Néerlandais Peter Terium, qui prendra les rênes de RWE en juillet prochain, a tenté de rassurer les investisseurs, hier, affirmant que «le pire est désormais derrière nous». Comme pour preuve, il a revu à la baisse le volume de cessions d’actifs prévues dans les années à venir pour assainir le bilan. Au lieu des 11 milliards envisagés à l’origine les ventes seront limitées à 7 milliards d’euros d’ici fin 2013. Parmi les activités que le groupe compte garder, figure notamment la filiale pétrolière et gazière Dea.
Parallèlement RWE veut investir 4 milliards d’euros dans les énergies renouvelables entre 2012 et 2014. «RWE veut être partie prenante du tournant énergétique annoncé de l’Allemagne», a affirmé Peter Terium. Il s’est fixé pour objectif de relever la part de l'énergie renouvelable dans la capacité de production du groupe à 20% en 2020 contre 7,5% à l’heure actuelle. Mais le nouveau patron a aussi annoncé un nouveau tour de vis dans les dépenses qu’il veut réduire d’un milliard d’euros supplémentaire entre 2013 et 2014. Déjà cette année le groupe s'était fixé pour objectif de diminuer les dépenses courantes de 1,5 milliard, entraînant la suppression de plusieurs centaines d’emplois.
Cette stratégie doit permettre à RWE de dégager dès l’an prochain un Ebitda d’environ 9 milliards après 8,5 milliards en 2011. Cette année le résultat opérationnel doit rester inchangé au niveau de l’an dernier. L’optimisme du groupe a été bien accueilli à la Bourse de Francfort où les titres de RWE ont mieux résisté à la baisse générale des cours hier.
En 2011 tous les grands groupes énergétiques allemands ont été durement éprouvés par la sortie brutale du nucléaire décidée par le gouvernement allemand après la catastrophe japonaise de Fukushima.
Le bénéfice net de RWE a reculé de 34% à 2,5 milliards d’euros. En prenant en compte les éléments exceptionnels, la chute est encore plus brutale (-45% à 1,8 milliard d’euros). Rien que l’arrêt de la centrale nucléaire de Biblis au sud de Francfort ainsi que la taxe nucléaire ont causé un manque à gagner de 1,3 milliard. Le chiffre d’affaires a baissé de 3% à 51,7 milliards d’euros, un recul qui reflète à la fois une production d'électricité amoindrie ainsi que la baisse des ventes de gaz du fait d’une météo clémente. Est venue s’ajouter la charge provenant des contrats de livraison de gaz à prix élevé du groupe russe Gazprom.
Plus d'articles du même thème
-
Le cycle des risques géopolitiques retrouve ses plus hauts niveaux historiques
L’indice de risque géopolitique (GPR) développé pour la Fed par les économistes Dario Caldara et Matteo Iacoviello à partir des mentions «guerrières» dans les grands journaux anglo-saxons a atteint en mars son plus haut niveau depuis 2001. -
Donatella Principe quitte Fidelity
Donatella Principe va quitter Fidelity International, rapporte Funds People. « Après plus de onze ans chez Fidelity International, Donatella a décidé de quitter la société pour relever de nouveaux défis professionnels, en dehors de la gestion d’actifs », a commenté Cosmo Schinaia, responsable de l’Europe du Sud et de l’Amérique latine de Fidelity Intenrnational. Donatella Principe a rejoint Fidelity en 2015. Elle a occupé plusieurs fonctions, dernièrement directrice – stratégiste marchés pour l’Europe du Sud. Elle a contribué à la croissance de l’activité en Italie. -
«Le recul de l’inflation est retardé mais nous anticipons toujours une légère diminution des taux longs»
Ombretta Signori, directrice de la recherche macroéconomique chez Ofi Invest Asset Management.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
À Saint-Étienne, le maire souhaite un jumelage avec une collectivité palestinienne.
Nouvellement élu, le socialiste Régis Juanico a annoncé un jumelage avec une collectivité palestinienne en remplacement de celui avec la commune israélienne de Nof HaGalil. Une décision dénoncée par le Crif local. -
Emmanuel Macron et Donald Tusk vont sceller un rapprochement stratégique franco-polonais
Dans une volonté stratégique de souveraineté européenne, Emmanuel Macron se rend en Pologne ce lundi 20 avril pour acter un rapprochement avec son allié polonais, Donald Tusk. -
Viril mais correct« Un pot de gélatine » : Bernard Cazeneuve flingue Olivier Faure et sort de sa réserve pour la présidentielle de 2027
Le Normand a la réputation d’être « violemment modéré ». Ce samedi, il a surtout montré qu’il savait cogner, en ciblant le premier secrétaire du PS sous les rires et les applaudissements de ses soutiens, réunis à l’Assemblée nationale