Roche propose une vingt-sixième hausse annuelle consécutive du dividende
Roche a proposé hier à ses actionnaires de valider lors de l’assemblée du 5 mars une vingt-sixième hausse annuelle consécutive du dividende. Ce dernier est prévu en hausse de 8% à 7,35 francs suisses (5,90 euros) par action au titre de l’exercice 2012. Et le laboratoire suisse table d’ores et déjà sur une nouvelle progression l’an prochain. Les résultats de l’exercice écoulé, conformes aux attentes, comme les perspectives l’invitent à la confiance. Certains analystes, soulignant le conservatisme traditionnel de Roche dans ses prévisions, se sont montrés déçus par le taux de progression du dividende.
En 2012, le chiffre d’affaires a progressé de 4% à changes constants, à 45,5 milliards de francs, soutenu par les traitements contre le cancer ou les tests de diagnostic. En Europe (-2%), l’activité est toujours particulièrement pénalisée par les mesures d’austérité budgétaire et par la concurrence des génériques entraînant des pressions tant sur les volumes que sur les prix.
Les Etats-Unis (+7%) et les marchés émergents sont ainsi restés les «principaux moteurs de croissance» selon le groupe, avec notamment des ventes en hausse de 27% en Chine, de 14% en Russie ou de 11% au Brésil. En termes opérationnels, le repli de 1,1 point à 21,3% de la marge dans les diagnostics (23% des ventes) a contrasté avec la hausse de 3,1 points à 44% observée en pharmacie, le résultat d’exploitation du groupe bondissant de 11% à 17,2 milliards. Un gain comparable à celui du résultat net ajusté (+10% à 11,9 milliards). Pour 2013, Roche mise sur un important portefeuille de produits en cours d’homologation, notamment sur un traitement du cancer du sein pour lequel l’autorité américaine (FDA) doit se prononcer dans un mois, en attendant le feu vert des autorités européennes. Il vise une hausse du chiffre d’affaires à change constants (l’effet changes devant être modeste selon le directeur financier Alan Hippe) comparable à celle de 2012 et sur un taux de progression supérieur à celui des ventes du bénéfice net ajusté par titre.
Le groupe entend ainsi maintenir une croissance de l’activité supérieure à celle du marché, attendue comme en 2012 autour de 2% selon le directeur général Severin Schwan. Après le récent échec du rachat d’Illumina pour 6,7 milliards de dollars, le dirigeant a assuré hier que Roche reste en quête d’opérations de petite à moyenne taille.
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