Rexel multiplie les initiatives afin d’allonger la maturité de sa dette
Rexel poursuit la gestion active de sa dette. Le distributeur de matériel électrique a lancé hier une émission obligataire en deux tranches pour un montant de 500 millions d’euros et 500 millions de dollars. Remboursables en 2020, ces obligations seniors sont d’abord destinées au rachat de sa souche obligataire de 630 millions d’euros venant à maturité le 15 décembre 2016, qui porte un taux d’intérêt annuel de 8,25%. «La décision d’émettre en dollars répond à nos besoins de financement dans cette devise et à la volonté d’élargir notre base d’investisseurs outre-Atlantique», indique à L’Agefi le directeur financement et trésorerie Jean-François Deiss.
Le reste du produit de l’émission servira aux besoins généraux du groupe, sachant que le rachat anticipé de la souche à décembre 2016 est soumis à la levée effective d’au moins 500 millions d’euros pour la part libellée dans cette devise. Fitch a attribué à ce projet d’émission la note préliminaire «BB», identique à la note corporate de Rexel, alors que la note «Ba3» donnée par Moody’s est située un cran au-dessous de la note «Ba2» relative à sa dette à long terme.
Ce refinancement obligataire, normalement bouclé début avril, intervient un jour après l’annonce d’un nouveau contrat de crédit senior de 1,1 milliard d’euros, qui remplace un crédit renouvelable expirant fin 2014. La nouvelle ligne de crédit multidevise à 5 ans peut être utilisée sous la forme de crédit-relais «jusqu’à hauteur de 165 millions d’euros». La marge initiale de 2% par an sera susceptible de varier «dans une fourchette comprise entre 1,45% et 3%», en fonction du ratio d’endettement de Rexel.
Suite à de nombreuses acquisitions, le distributeur a vu sa dette nette croître de 25% à 2,6 milliards d’euros l’an dernier, ce qui équivaut à 2,95 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à fin 2012. Ce ratio respecte le niveau maximum de 3,5 fois prévu dans ses engagements financiers, qui s’applique aussi au nouveau contrat de crédit senior. Celui-ci autorise néanmoins un dépassement exceptionnel pouvant élever temporairement cette limite à 3,9 fois.
«La maturité de la dette de Rexel, proche de 3,5 ans à fin décembre, sera portée à 5 ans à l’issue de ces deux refinancements bancaire et obligataire, qui en cas de succès permettront également d’abaisser son coût de financement», conclut Jean-François Deiss.
Plus d'articles du même thème
-
Shell et Repsol décident d’accroître leur retour aux actionnaires
Après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes du consensus, les deux énergéticiens ont relevé le montant de leurs rachats d’actions. -
Andera Partners investit 60 millions dans Tyls
La société d'investissement prend une participation minoritaire dans le réseau d’expertise comptable dans le cadre d'une opération sponsorless. -
L’Indonésie se réforme afin de retrouver les faveurs des investisseurs
La décision de MSCI de classer le pays en catégorie marché autonome a provoqué un effondrement de la Bourse, auquel les autorités financières font face en instaurant davantage de contrôles et de nouvelles règles plus strictes.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
« Habitués au "confort" de la démocratie, les Français constatent que le vernis craque »
Face à une radicalité politique croissante, à des technologies de plus en plus intrusives, le pouvoir doit montrer qu’il agit, estime Eric Thiers, ancien conseiller d’Emmanuel Macron et de François Bayrou -
Divergences« Les indépendantistes sont tombés de haut » : après le rejet du Sénat, les nationalistes corses au défi de l'unité
Désabusés par le détricotage du texte sur l’autonomie par les sénateurs, les nationalistes se sont retirés du processus de Beauvau et se divisent sur la suite à donner -
EditorialBloc central : choisir la liberté avant la primaire
Le frémissement autour de l'offre programmatique de David Lisnard et le « virage libéral » désormais prôné par Gabriel Attal indiquent le chemin à suivre