Thierry Bolloré a été nommé directeur général adjoint, tandis que le mandat de PDG de Carlos Ghosn est renouvelé.
Publié le
Antoine Landrot
L’Etat français reste actionnaire du groupe au losange à hauteur de 15,01%.
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Photo Renault/Yannick Brossard.
La succession de Carlos Ghosn à la tête de Renault est désormais cadrée, même si elle n’est pas pour tout de suite. Le conseil d’administration du constructeur automobile, qui se tenait hier, la veille de la publication de ses comptes annuels, s’est prononcé en faveur du renouvellement pour quatre ans du mandat de son président-directeur général à l’occasion de l’assemblée générale du 15 juin ; parallèlement, Carlos Ghosn a nommé Thierry Bolloré aux fonctions de directeur général adjoint du groupe, à compter du 19 février 2018.
Jusqu’ici, Thierry Bolloré était directeur délégué de la compétitivité. Opérationnel pour l’ensemble du groupe dans ses nouvelles fonctions, il fait désormais figure de dauphin à l’un des dirigeants les plus occupés du secteur. Jusqu’en mars 2017, Carlos Ghosn cumulait en effet les postes de PDG de Renault, de Nissan et de la structure de l’Alliance Renault-Nissan, ainsi que de président du conseil d’administration de Mitsubishi. Devant les controverses que cela a suscité (en terme de gouvernance, mais aussi de rémunération), il a entrepris de lâcher progressivement du lest. En avril 2017, il avait laissé le poste de PDG de Nissan à Hiroto Saikawa, conservant le titre de président non exécutif du conseil d’administration.
Le fait que Thierry Bolloré soit français a probablement contribué à satisfaire l’Etat, actionnaire du groupe au losange à hauteur de 15,01%. Autre «concession», Carlos Ghosn a accepté une diminution de 30% de son salaire chez Renault, a déclaré hier à l’AFP Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances.
Le conseil d’administration de Renault a assigné trois missions à Carlos Ghosn pour son nouveau mandat : «piloter les enjeux stratégiques» du plan Drive the Future, qui court jusqu’en 2022, renforcer l’alliance avec Nissan et «renforcer le plan de succession» de Renault – dans lequel s’inscrit la nomination de Thierry Bolloré.
La double annonce met fin aux rumeurs sur la succession de Carlos Ghosn. Dans son communiqué, Renault prend le soin de préciser que le choix de Thierry Bolloré a été effectué «sur la base des travaux menés par le Comité des nominations et de la gouvernance, avec le concours d’un cabinet international auquel a été confiée une mission d'évaluation de candidats internes et externes».
Enfin, le conseil proposera Pierre Fleuriot, président de Credit Suisse France, et Thierry Derez, PDG de Covéa, comme administrateurs indépendants, en remplacement de Marc Ladreit de Lacharrière (bientôt atteint par la limite d’âge) et Thierry Desmarest, qui a annoncé sa démission mardi pour raison personnelle.
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