Rémy Cointreau se désendette un peu plus vite que prévu
Rémy Cointreau a annoncé des résultats en hausse ce mercredi. Son résultat opérationnel courant de l’exercice 2009-2010 (à fin mars) s’élève à 140 millions d’euros, soit une augmentation de 7,2% en organique (2,2% en données publiées). La politique de hausse des prix ainsi que la performance de la branche cognac ont contribué à cette croissance.
Le résultat a toutefois progressé moins vite que les ventes. D’où un repli de la marge opérationnelle passée entre 2008 et 2009 de 19,2% à 17,3%. Une dégradation qui était attendue, avec la mauvaise performance du champagne (fortement orienté à l’export), des frais de holding en hausse (17,9 millions d’euros) et une stratégie d’investissements marketing coûteuse. Le résultat net est quant à lui resté stable à 86,3 millions d’euros.
Surtout un réel effort a été fait au niveau de l’endettement, grâce à la performance opérationnelle et à la gestion du BFR. Il est passé de 531,9 millions d’euros en 2008 à 501,4 millions en 2009, soit une baisse de 5,7%, suivant une tendance globale des dernières années (voir graphique). «La réduction de la dette est plus forte que prévu», note Gilbert Dupont. Le consensus Bloomberg tablait sur 530 millions d’euros. Quant au ratio de dette nette sur Ebitda, qui sert de base aux conventions bancaires (covenants), il est respecté puisqu’il s’établit à 3,17 pour une limite de 3,5. Fort de sa bonne santé, le groupe a conclu le 7 juin un placement privé d’un montant de 140 millions d’euros à 5 ans au taux fixe de 3,67%. Les capitaux propres s'établissent à 1,02 milliard d’euros, en augmentation de 5% par rapport à l’exercice précédent.
Pour l’année en cours, le consensus Bloomberg table sur une stabilisation de la dette et sur une détente du levier qui pourrait revenir à moins de 2,7.
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