Rallye compte céder son portefeuille d’investissements pour se désendetter
Jean-Charles Naouri n’est plus PDG de Rallye. Le dirigeant a confié la direction générale de son holding coté à Didier Carlier, qui était auparavant directeur général adjoint. Franck Hattab, précédemment directeur financier, est pour sa part promu directeur général délégué. Cette évolution de la gouvernance de Rallye vise à se conformer aux dispositions du code du commerce. Selon l’article L225-54-1, une personne physique ne peut exercer simultanément plus d’un mandat de directeur général de sociétés anonymes ayant leur siège en France, avec une dérogation pour un second mandat dans une société contrôlée par la première entreprise dont il est directeur général. Or, en mettant la main sur Monoprix l’an dernier, et en accédant à la direction générale de l’enseigne, Jean-Charles Naouri cumulait trois mandats: Monoprix, Casino et Rallye. Un de trop.
Cette évolution de la gouvernance ne marque pas pour autant une modification de la stratégie de Rallye, Jean-Charles Naouri conservant la main sur la stratégie de son holding coté, qui contrôle Casino mais aussi les magasins Go Sport. L’objectif est toujours de désendetter le véhicule. En 2012, Rallye a vendu pour 129 millions d’euros d’actifs, dont 70 millions de programmes immobiliers avec en particulier la cession de sa participation dans le centre commercial polonais Manufaktura à Union Investment Real Estate. Cette opération, effectuée sur la base d’un taux de capitalisation des loyers de 5,95%, a rapporté 60 millions d’euros à Rallye. Le holding a également vendu pour 59 millions d’euros d’investissements financiers.
Au final, la dette nette de Rallye a été abaissée à 2,69 milliards d’euros fin 2012, contre 2,73 milliards en juin 2012, après le pic de 2,85 milliards un an auparavant. La dette est composée à 70% d’emprunts obligataires, dont 299 millions d’euros d’obligations échangeables qui arrivent à échéance cette année. Au 28 février, la valeur des actifs couvrait 1,7 fois la dette financière nette.
Le holding compte adapter son effort de désendettement, en fonction des conditions de marché. Destiné à être soldé en totalité, le portefeuille d’investissements, financiers (LBO, fonds immobiliers) ou programmes immobiliers, était valorisé 257 millions d’euros fin 2012. Dont 206 millions pour les investissements financiers répartis sur une centaine de lignes différentes, la majorité d’un montant inférieur à 4 millions d’euros.
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