Publicis s’allie à Omnicom pour donner naissance à un géant de la publicité
Une décision «audacieuse, courageuse et surprenante». C’est dans ces termes que le directeur général de WPP, Martin Sorrell, a commenté la fusion «entre égaux» dévoilée dimanche par Omnicom et Publicis. Un rapprochement qui donne naissance à un nouveau numéro un mondial de la publicité, fort d’un chiffre d’affaires combiné de 17,7 milliards d’euros et d’une capitalisation boursière de 26,5 milliards d’euros. Et qui pourrait augurer à l’avenir d’autres opérations de consolidation.
Les actionnaires d’Omnicom et de Publicis détiendront chacun 50% du capital de la nouvelle entité, baptisée Publicis Omnicom Group. Plus précisément, les investisseurs de Publicis recevront 1 action Publicis Omnicom pour chaque titre détenu plus un dividende exceptionnel d’un euro par action. Quant aux actionnaires d’Omnicom, ils obtiendront 0,813 action de la nouvelle entité pour chaque titre existant et un dividende de 2 dollars par action.
Le président du directoire de Publicis, Maurice Lévy, et le directeur général d’Omnicom, John Wren, co-dirigeront la nouvelle structure pendant trente mois. A l’issue de cette période, John Wren, âgé de 60 ans, prendra les commandes en solo, tandis que Maurice Lévy, 71 ans, deviendra président du conseil d’administration, non exécutif.
La holding sera basée aux Pays-Bas mais les centres opérationnels resteront à Paris et à New York. Les deux parties espèrent tirer de l’opération, dont la finalisation est attendue d’ici au premier trimestre 2014, quelque 500 millions de dollars (377 millions d’euros) de synergies. Maurice Lévy a souligné au cours d’une conférence de presse hier que la fusion ne devrait pas se traduire a priori par des réductions d’effectifs. Publicis Omnicom comptera dans son giron des agences telles que BBDO, Leo Burnett, Razorfish ou encore Ketchum.
Les négociations lancées il y a six mois auront été entourées du plus grand secret jusqu’au 26 juillet lorsque Bloomberg s’en est fait l’écho. Fait remarquable, aucune grande banque d’investissement n’est impliquée dans l’opération. Rothschild, sous la conduite de Grégoire Chertok, François Wat et Sébastien Proto, a conseillé Publicis, tandis que Moelis & Co a épaulé Omnicom. Rothschild, qui se désolait d’une disette d’opérations d’envergure depuis le début de l’année, s’offre un été radieux avec ce dernier deal.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France