Publicis anticipe un troisième trimestre plus fort que le premier
Malgré le ralentissement annoncé de l’activité au deuxième trimestre, Publicis affiche sa confiance pour l’ensemble de l’exercice. En effet, la croissance organique du groupe publicitaire a chuté de 4,1% au premier trimestre à 1,6% au deuxième trimestre, en-dessous des 2% attendus par le consensus. Publicis invoque à la fois un effet de base défavorable (+7,6% un an plus tôt), la cessation du contrat media General Motors au deuxième trimestre, le cycle défavorable du secteur santé (pesant 13% de ses revenus), et la faiblesse du marché européen. De fait, l’Europe est passée en décroissance (-1,7%) au deuxième trimestre.
Toutefois, «ce ralentissement est dû pour l’essentiel à des éléments non récurrents, assure Maurice Lévy, président du directoire de Publicis. Dès le troisième trimestre, on devrait assister à une croissance […] plus élevée que celle du premier trimestre, confirmant ainsi nos indications pour l’année.» Une «bonne nouvelle», souligne CM-CIC, rappelant que le quatrième trimestre sera clé pour bien finir l’année. Le marché ainsi rassuré, l’action a gagné vendredi 2,67% à 39,48 euros.
Publicis compte toujours faire mieux que le marché –ZenithOptimedia a réduit en juin de 4,8% à 4,3% ses prévisions pour 2012– avec une croissance plus forte au second semestre qu’au premier. Pour atteindre cet objectif «le groupe devra générer une croissance de 5% au second semestre», note Natixis, tablant seulement sur une progression organique de 4% sur l’ensemble de l’exercice. Pour sa part, Kepler table sur une croissance interne de 4,5% sur la seconde partie de l’année, après les +2,8% du premier semestre. L’activité devrait être soutenue par les JO de Londres, les élections présidentielles aux Etats-Unis, et par les récentes acquisitions. En revanche, Publicis exclut de mettre la main sur Aegis –en cours de rachat par Dentsu – bien qu’il ait regardé le dossier à plusieurs reprises. «Mettre 5 milliards de dollars pour acquérir Aegis nous paraissait hors de proportion avec nos besoins», a expliqué Maurice Lévy.
La marge opérationnelle se maintient à 13,5% sur le deuxième trimestre et, sur l’ensemble de l’exercice, Maurice Lévy table sur une stabilité à 16%. A moyen terme, soit un horizon de quatre à cinq ans, le groupe vise sur une progression de 200 à 400 points de base de sa marge opérationnelle.
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