PSA Peugeot Citroën accélère ses mesures d’économies
Afin d'équilibrer son cash flow fin 2014, le groupe ouvre la semaine prochaine les négociations sur un accord de compétitivé de ses usines en France
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Olivier Pinaud
La direction de PSA Peugeot Citroën avait promis il y a un mois de nouvelles mesures d’économies afin de parvenir à équilibrer son cash-flow fin 2014. Les premières ont été dévoilées hier. Le constructeur d’automobiles a annoncé la fermeture, puis la cession, d’ici la fin du premier semestre 2014 de ses bureaux de Meudon-la-Forêt, dans les Hauts-de-Seine, qui regroupent depuis 1980 des services dédiés à la qualité, à l’ingénierie ou à l’après-vente.
Le groupe a assuré que cette fermeture se fera sans suppression d’emplois. Les 660 salariés concernés doivent être transférés vers d’autres sites du groupe, notamment Poissy et Vélizy dans le département voisin des Yvelines. PSA compte récupérer 200 millions d’euros de la vente d’actifs immobiliers, en plus des 1,2 milliard d’euros de l’an dernier.
Toutefois, les salariés qui le souhaitent pourront choisir le plan de départs volontaires engagé par PSA et qui vise à supprimer 3.600 postes en France, en plus de la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois et de la réduction des capacités du site d’assemblage de Rennes. Au total, le constructeur prévoit de supprimer 8.000 postes en France d’ici à l’an prochain, sur les 67.000 qu’il comptait à fin mai 2012. Avec les départs naturels, les effectifs français pourraient tomber à environ 55.000 salariés.
En parallèle de ce transfert de site, PSA débutera mercredi prochain les négociations avec les syndicats sur un accord de compétitivité de ses sites français. Philippe Varin, le président du directoire du constructeur automobile, espère aboutir cet automne. La direction a assuré que cet accord n’entraînera aucune nouvelle suppression de postes.
Jusqu’à présent, aucun chiffre n’a circulé sur le montant des économies espérées par le groupe. A titre de comparaison, avec l’accord de flexibilité conclu en début d’année, Renault espère réduire de 400 et 500 millions d’euros par an la base de coût de ses usines françaises d’ici à 2016. PSA a besoin de ces nouvelles économies en France. Les marchés automobiles français et européen risquent de baisser jusqu’en 2014.
Quant aux filiales d’Amérique latine, de Russie ou de Chine, elles ne contribuent que très marginalement aux bénéfices. Selon les projections des analystes, avant ces nouvelles économies, le constructeur devrait encore brûler entre 600 millions et 1 milliard d’euros de cash flow en 2014.
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