PSA devrait être en mesure de respecter ses engagements financiers sans appel au marché
PSA devrait traverser la mauvaise passe du secteur automobile européen sans avoir à augmenter son capital. C’est la conclusion d’une étude tout juste publiée par le bureau d’analyse de CM-CIC Securities sur le constructeur français qui annoncera ses résultats annuels mi-février. Outre «une variation négative du BFR 2011 d’environ 800 millions d’euros», des rachats de titres, le paiement de dividendes et la forte hausse des investissements aboutiront à un flux de trésorerie net négatif estimé à plus de 1,5 milliard d’euros pour l’exercice écoulé.
Pour l’année en cours, la rentabilité d’exploitation devrait avoisiner comme l’an dernier 2% du chiffre d’affaires, avec une division automobile à l’équilibre (contre un résultat automobile de -200 millions en 2011), tandis que le flux net de trésorerie serait encore négatif. La dette nette «pourrait ressortir à 3,1 milliards d’euros» contre 2,8 milliards estimés à fin 2011 et 1,6 milliard au 30 juin dernier. Mais selon le bureau d’analyse, les échéances de dette du groupe (200 millions cette année, puis 1,4 milliard en 2013 et 1,1 milliard en 2014) seront satisfaites sans qu’il fasse appel au marché, même si son BFR «dévie fortement en 2012».
A fin juin dernier, PSA disposait en effet de 8,6 milliards d’euros de liquidité plus 2,4 milliards de lignes de crédit non tirées et sa filiale Faurecia a refinancé sa dette en fin d’année. La dette nette du groupe, sans aucun covenant bancaire spécifique, correspondrait fin 2012 à «0,8 fois l’excédent brut d’exploitation et 20% des fonds propres». Outre le fait que la famille Peugeot (30,3% du capital) tienne à son indépendance capitalistique, différents leviers permettraient au constructeur de limiter ses sorties de cash.
Il pourrait faire passer de 150 à près de 300 millions d’euros par an la remontée de dividende de Banque PSA Finance «sans contraindre trop fortement sa captive financière», limiter ponctuellement ses investissements au Brésil ou en Chine ainsi que ses dépenses de R&D dans les véhicules propres. La réorganisation de son patrimoine immobilier et l’arrêt du programme de sport d’endurance récemment annoncés devraient entraîner des économies supérieures à 100 millions. L’ensemble de ces mesures «pourraient lui permettre d’économiser plus de 500 millions d’euros de cash cette année», conclut le bureau d’analyse.
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