PSA a mieux tiré son épingle du jeu que Renault en France au mois d’avril
Après un premier trimestre catastrophique, les immatriculations de voitures neuves en France ont mieux résisté en avril. Avec 166.632 unités écoulées, le marché automobile a limité son repli à 1,6% en données brutes comme en données corrigées, en raison d’un nombre de jours ouvrables identique à celui d’avril 2011.
Sur les quatre premiers mois de 2012, le repli du marché dans l’Hexagone est ramené à 17,5% en données brutes et à 18,4% à nombre de jours ouvrables comparables, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). La baisse atteignait respectivement 21,7% et 22,9% sur les trois premiers mois de l’année, en raison d’un effet de base défavorable lié à la suppression de la prime à la casse début 2011.
Le bilan est très contrasté pour les constructeurs français. Si les immatriculations de voitures particulières de PSA ont progressé de 8,9% à 54.318 unités en avril, celles du groupe Renault ont baissé au total de 10% à 37.291. Le premier a bénéficié du succès de la nouvelle Peugeot 308 et de la hausse de 12,1% des ventes de la marque Citroën. Son concurrent a souffert de l'érosion des immatriculations du Duster vendu sous la marque Dacia. Renault a également été affecté par l’essoufflement des ventes de la Clio 3, dans l’attente du futur modèle Clio 4 qui sera lancé à l’automne prochain.
La plupart des constructeurs étrangers ont vu leurs immatriculations de voitures neuves marquer le pas dans l’Hexagone, à l’exception notable de Hyundai dont les ventes ont grimpé de 20%. La part de marché du constructeur sud-coréen a atteint 2,9% contre 2,4% un an plus tôt. Allié de Renault, Nissan a enregistré un repli de 8,5% de ses ventes, un rythme de baisse similaire à celui de Toyota (-8,3%). Pour la première fois depuis le début de l’année, le leader européen Volkswagen a vu sa part de marché en France s’effriter d’un demi-point à 12,8%, avec des ventes en recul de 5,2%. Ford et BMW consolident leur position avec une hausse de 1,5% des volumes pour chacun d’entre eux.
Si la part de marché des groupes étrangers a cédé plus d’un point à 44,8% sur le seul mois d’avril, elle atteint 46,4% sur les quatre premiers mois de l’année, en progression de 4,7 points par rapport à la période équivalente de 2011. Sur l’ensemble de l’année, le CCFA table sur un repli de 8% à 10% du marché automobile français, une prévision similaire à celles de Renault et de PSA.
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