PPR refinance sa dette avec une ligne de crédit de 2,5 milliards d’euros
Occupé fin 2010 par la cession de Conforama au sud-africain Steinhoff, PPR s’attelle en ce début d’année au refinancement de sa dette. Le groupe de luxe et de distribution a signé une ligne de crédit syndiqué d’un montant de 2,5 milliards d’euros à échéance janvier 2016. Cette opération permet à PPR de refinancer deux crédits syndiqués existants: la ligne du 22 mars 2005 pour 2,75 milliards d’euros et le montant résiduel de 1,5 milliard d’euros de la ligne souscrite en avril 2007 pour l’acquisition de Puma. Elle permet également de rallonger la maturité de la dette bancaire, alors que les deux lignes existantes avaient des échéances respectives à mars 2012 et à juin 2013.
«Reflétant l’amélioration des conditions de marché, la marge initiale de cette ligne est de 80 points de base», se félicite PPR. L’opération a été arrangée par sept banques: Bank of Tokyo, BNP Paribas, Crédit Agricole, HSBC France, Natixis, RBS et Société Générale. Contacté par L’Agefi, le groupe ne communique pas les économies de charges financière générées par ce refinancement.
Selon PPR, cette opération a été «effectuée dans le cadre de la gestion courante de la liquidité du groupe» et ne présume pas de l’annonce d’une prochaine acquisition, alors que depuis la vente de Conforama le marché s’attend à ce que le groupe réinvestisse le milliard et demi d’euros ainsi récolté. Mi-décembre, les analystes de la Société Générale estimaient que des marques comme Quicksilver, Billabong, Timberland ou Columbia, dont les valeurs d’entreprise vont de 698 millions d’euros pour Timberland à 2,2 milliards pour Columbia, compléteraient favorablement le portefeuille du groupe aux côtés de Puma (L’Agefi Quotidien du 29 décembre 2010).
Néanmoins, lors d’une réunion organisée par Oddo Securities, «le management de PPR a été très clair sur l’absence d’urgence dans son processus d’acquisition», rappelaient les analystes du courtier le 10 janvier. Selon eux, «plusieurs dossiers intéressants auraient été identifiés» mais «aucun n’est disponible, en tout cas à un prix raisonnable». Pour se donner plus de moyens, le groupe pourrait donc mener à leur terme les processus de cession annoncée de la Fnac et de Redcats avant de s’aventurer dans une nouvelle acquisition. La direction de PPR devrait faire le point sur ces sujets le 17 février lors de la publication des résultats annuels 2010.
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