PPR maintient son cap de croissance malgré les soucis de Puma
PPR maintient son objectif de 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2020, soit une multiplication par 2,5 par rapport à l’an dernier, malgré les difficultés de sa filiale Puma. Le groupe français, qui espère mener à bien avant fin 2013 son recentrage stratégique vers le luxe et les vêtements de sport, peut s’appuyer sur un exercice 2012 marqué par le fort dynamisme des marques Bottega Veneta et Yves Saint Laurent, et dans une moindre mesure de Gucci.
Cette griffe a représenté 63% d’un résultat opérationnel courant (ROC) proche de 1,8 milliard, en hausse annuelle de 19,3% sur le périmètre des activités poursuivies. Si le ROC du pôle luxe a progressé de 27,6%, il s’est replié de 13% chez Puma. Le spécialiste allemand des vêtements de sport a abandonné son objectif de 4 milliards de ventes d’ici 2015 pour mettre la priorité sur l’amélioration de sa rentabilité. Il vise désormais pour cette année une stabilité des ventes et une hausse du résultat d’exploitation courant «comprise entre 0% et 5%».
Pour l’ensemble du groupe, «les atouts que nous cultivons et la détermination de nos équipes nous permettront d’améliorer encore nos performances opérationnelles et financières de manière significative en 2013», a indiqué le PDG François-Henri Pinault. La cession pour 119 millions d’euros à Alpha Private Equity des marques Cyrillus et Vertbaudet, logées dans Redcats, «devrait être finalisée dans les prochains mois», tandis que le désengagement des marques nordiques de Redcats «sera achevé au cours du premier semestre», précise le directeur financier Jean-Marc Dupleix. La vente de La Redoute s’effectuera probablement «dans la seconde moitié de l’année», alors que la Fnac doit être introduite en Bourse à l’issue de l’assemblée générale prévue le 18 juin.
La baisse de 26,6% à 2,5 milliards de la dette nette de PPR a ramené le ratio d’endettement à 20,6% des capitaux propres au 31 décembre 2012, contre 28,9% un an plus tôt. Plus des deux tiers de cette baisse «provient des cessions nettes des acquisitions et le reste émane de la génération de cash flow libre après dividendes», relève CM-CIC Securities. Cette dette nette représente 1,2 fois l’excédent brut d’exploitation du groupe contre près de 1,8 fois fin 2011. PPR, qui dit être «en permanence à l’affût» de marques complémentaires dans le luxe, a donc les moyens financiers de ses ambitions.
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