PPR améliore sa rentabilité grâce au luxe
La transformation de PPR en groupe «d’équipement de la personne», tant sur le luxe que sur les marchés grand public se traduit dans les comptes du premier semestre. Les ventes du luxe (+22,6%) et du sport & lifestyle (+11,4%) ont permis de compenser le recul de la distribution (-2%), assurant une hausse de 7,3% du chiffre d’affaires du groupe à 7,2 milliards d’euros.
Au sein du pôle luxe, les principales marques ont affiché une croissance des ventes de plus de 20%, notamment Gucci (+20,8%) qui pèse 66% des ventes de la division et 20% de celles du groupe. Désormais 43% des ventes de la marque ont lieu dans les émergents (+29% sur le semestre), et 23% en Grande Chine (+36%). La croissance organique du luxe a même progressé entre le premier (+22%) et le deuxième trimestre (+24%) et atteint 23,2% sur le semestre, au-delà des +15% enregistrés par LVMH et +21% par Hermès.
Surtout, le luxe assure à lui seul la croissance du résultat opérationnel courant de PPR (+14,5% à 749 millions d’euros), bondissant de 39%, contre un recul de 34% pour la distribution et une baisse de 7% pour sport & lifestyle. La marge opérationnelle progresse de 3 points pour le luxe à 24,9% et atteint même 29,9% chez Gucci (+2,7 points), grâce à la stratégie de montée en gamme. Pour sa part, LVMH a enregistré une marge record de 21,6%, dont 34,8% en mode et maroquinerie.
Pour le second semestre, François-Henri Pinault, PDG de PPR, estime que les tendances observées dans le luxe au premier semestre devraient se poursuivre. Ce pôle pourrait même faire des acquisitions. Toutefois, le patron de PPR s’est refusé à tout commentaire sur les rumeurs de rachat du tailleur italien Brioni.
En revanche, la distribution, qui représente encore 49% des ventes (54% un an plus tôt), ne contribue plus qu’à 10% du résultat opérationnel courant (17% auparavant). Et, «les performances décevantes, tant en activité qu’en marge, des enseignes de distribution peuvent peser sur leurs valorisations dans le cadre de leurs cessions», prévient Raymond James.
PPR a en effet confirmé que le dossier Redcats (vente à distance, dont La Redoute) était présenté aux banques. En revanche, la cession de la Fnac –tout juste à l’équilibre opérationnel– ne semble pas aussi rapide, la priorité étant donnée à son redressement, avec la mise en place de son programme de repositionnement, dont les fruits sont attendus dès le second semestre 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Vanguard confie à T. Rowe Price la gestion de trois fonds actions
Deux équipes d'investissement distinctes de T. Rowe Price sont concernées. -
Future Group noue un partenariat d'investissement en infrastructures mondiales
Le fonds de superannuation australien a sélectionné un gérant pour investir dans une de ses stratégies de partenariats public-privé avec un biais responsable. -
Bridgepoint poursuit sa diversification avec le rachat de Kayne Anderson Real Estate
L’opération valorise le gérant immobilier américain autour de 1,4 milliard de dollars. Elle portera les actifs de la société d’investissement à 117 milliards de dollars.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
Sébastien Lecornu tire un premier bilan de la canicule historique
Le premier ministre a dressé lundi un premier bilan contrasté de la canicule historique, saluant la résilience des services publics mais pointant la fragilité des plus isolés et des hôpitaux face à un risque climatique désormais permanent -
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables