Pfizer se dirige vers une scission en Bourse de sa division santé animale
Pfizer semble de plus en plus pencher pour une scission en Bourse de sa division de santé animale. Selon Reuters, qui cite des sources proches, le premier laboratoire pharmaceutique mondial aurait renoncé à une vente pure et simple, principalement pour des raisons fiscales. L’opération dite du «tax-free spin off» sur le marché, fréquemment utilisée aux Etats-Unis, éviterait d’avoir à payer un impôt sur le montant de la plus-value réalisée.
Compte tenu de la taille de la division de santé animale de Pfizer (3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2010), le repreneur potentiel pourrait également se voir contraint de céder des actifs pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, ce qui complique également le dossier de cession. Sanofi et Merck ont dû renoncer en mars 2011 à leur projet de coentreprise dans la nutrition animale justement pour des questions concurrentielles. Enfin, en contraignant l’accès au financement, la crise actuelle ne joue pas en faveur d’une cession de la division vétérinaire de Pfizer dans de bonnes conditions à un industriel ou à un fonds d’investissement.
Interrogée récemment sur ses tergiversations, la direction de Pfizer a indiqué que le processus de séparation de la division de santé animale se poursuivait selon le calendrier initialement prévu lors de l’ouverture du dossier cet été. Le laboratoire compte toujours aboutir d’ici à la fin de 2012, en 2013 au plus tard.
Le groupe pharmaceutique américain mène de front un second dossier de cession: la vente de sa division de nutrition infantile. Engagé également cet été, le processus semble lui aussi au point mort, là encore pour des raisons fiscales. Pfizer a hérité de cette division lors du rachat de Wyeth en 2009. Une scission en Bourse pourrait également être privilégiée pour cette division à l’image de la solution choisie par Bristol-Myers Squibb en 2009 pour céder sa nutrition infantile Mead Johnson, dont le cours a triplé depuis.
Selon Credit Suisse, la valeur combinée de ces deux actifs pourrait se situer entre 25 et 32 milliards de dollars. Ils ont représenté en 2010 environ 8% du chiffre d’affaires total de Pfizer, qui veut se concentrer sur la pharmacie.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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