Peugeot profite plus que Renault des derniers effets de la prime à la casse

Les immatriculations de voitures neuves ont bondi de 8,2 % en janvier en France grâce aux nombreuses commandes passées en décembre
Olivier Pinaud

Eteinte depuis le 31 décembre 2010, la prime à la casse continue de soutenir le marché automobile français. Les immatriculations de voitures particulières neuves ont augmenté de 8,2% en janvier, a annoncé le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Elles atteignent 185.603 unités. A nombre de jours ouvrés comparables (janvier 2011 en comptait 21, un de plus que janvier 2010), la croissance ressort à 3,1%.

Anticipant la fin de l’aide gouvernementale, et incités par les efforts commerciaux des constructeurs, les particuliers ont multiplié les achats en décembre 2010. Or, les fabricants ont jusqu’au mois de mars pour livrer les véhicules. D’où les bons chiffres de janvier. C’est PSA Peugeot Citroën qui profite le plus du phénomène, grâce notamment au succès de la 207 (+8,5% à 15.868 unités), voiture la plus vendue en janvier. Les ventes du groupe PSA ont progressé de 11,3% à 62.812 voitures particulières alors que celles de Renault (avec Dacia) ont plié de 0,8% à 48.869 véhicules. Les ventes des marques étrangères ont augmenté de 5,9% à 103.932 unités.

Selon les experts du CCFA, l’effet d’inertie de la prime à la casse devrait soutenir les immatriculations tout au long du premier trimestre 2011. En revanche, l’incertitude demeure pour la suite de l’année. Après une baisse de 2,2% à 2,25 millions d’unités en 2010, le marché français risque une nouvelle fois de se contracter en 2011. Selon le cabinet IHS Global Insight, les ventes de voitures particulières neuves pourraient tomber à 2 millions cette année, avant de remonter à 2,1 millions en 2012 et en 2013. Le tout dans un contexte de hausse des prix des matières premières. D’où les craintes sur le niveau de marge des constructeurs.

Les publications à venir des résultats de PSA (9 février) et de Renault (10 février) permettront de lever une partie de ces incertitudes même si les constructeurs ont profité de la crise pour considérablement améliorer la performance de leur modèle. Renault, par exemple, qui a déjà annoncé un retour aux bénéfices en 2010, parvient à générer plus de cash-flow libre (1,7 milliard d’euros) en 2010 avec une marge opérationnelle de 2,8% qu’en 2007 (961 millions) avec une marge de 3,3 %.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...