Peugeot confirme le montant des synergies avec General Motors

Appelée à évoluer, l’alliance industrielle entre les deux groupes est moins ambitieuse que prévu mais générera bien 2 milliards de dollars d'économies
Olivier Pinaud

Dix mois après l’officialisation de leur alliance, symbolisée par l’entrée de General Motors au capital de PSA Peugeot Citroën à hauteur de 7%, les deux constructeurs automobiles ont bouclé les premiers contours de leur collaboration industrielle.

Pour l’instant, celle-ci se limitera au développement de trois programmes communs de véhicules (un monospace et crossover compact type 3008, un petit monospace type C3 Picasso et une petite berline), contre quatre initialement envisagés. Le projet de grande routière n’a pas été retenu.

De même, la coentreprise mise en œuvre dans les achats concernera l’Europe et non pas l’intégralité des marchés internationaux comme cela avait été annoncé à l’origine.

Pour les deux partenaires, l’ambition de l’alliance n’est absolument pas revue à la baisse. D’ailleurs, les constructeurs ont confirmé qu’elle permettra comme prévu de dégager d’ici cinq ans 2 milliards de dollars de synergies annuelles, réparties à parité entre les deux groupes. Un objectif jugé toutefois ambitieux par de nombreux analystes, compte tenu notamment de la complexité et du risque d’exécution de ce type de projets industriels. Le secteur automobile est riche de coopérations infructueuses.

«D’autres projets de co-développement de véhicules sont à l’étude et feront l’objet d’annonces ultérieures», précisent Peugeot et GM. Les deux groupes prévoient aussi le développement en commun de petits moteurs essence de nouvelle génération et l’étude de «nouveaux projets de véhicules et de projets industriels en Amérique latine ou dans d’autres marchés en croissance». Quant à la coentreprise dans les achats, l’objectif est avant tout de réduire la base de coûts des deux groupes en Europe où Peugeot et GM perdent de l’argent. Son emprise pourrait être étendue par la suite.

De son côté, Peugeot continue de travailler à son redressement. Un accord est sur le point d’être trouvé concernant le refinancement des 11,5 milliards d’euros de dette de sa banque placée sous la garantie de l’Etat. Il devrait être définitivement signé dans le courant du mois de janvier.

Par ailleurs, Philippe Varin, le président du directoire de Peugeot, a confirmé dans un entretien au Monde que le cash-flow du groupe reviendra bien à l’équilibre fin 2014, grâce aux effets du plan d’économie qui permet d’économiser 100 millions d’euros de flux de trésorerie chaque mois.

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