Peugeot cède sa place à Solvay au sein du CAC 40
Peugeot rétrograde. A l’occasion de sa revue annuelle qui s’est tenue hier, le Conseil scientifique des indices de Nyse Euronext a prononcé le retrait du constructeur du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris. Une décision hautement symbolique - la valeur est présente dans l’indice depuis sa création en 1987 - qui profite au chimiste belge Solvay, croqueur de Rhodia en 2011.
Cette éviction ne constitue toutefois pas une surprise. Peugeot a vu son profil boursier se dégrader significativement au cours des derniers mois. L’action a perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année. A 6,03 euros hier à la clôture, elle implique une valorisation de seulement 2,14 milliards d’euros, plaçant le groupe au-delà de la 65e place selon ce critère. Peugeot affiche par ailleurs une capitalisation «flottante» (hors participations des actionnaires de contrôle) très limitée (71e place), un handicap toutefois compensé par un «turnover» (volumes traités) solide (25e rang).
Cela n’a pas suffi semble-t-il à sauver la place de Peugeot. Solvay, qui a rejoint Nyse Euronext Paris en janvier 2012, voit son parcours récompensé. Le titre a progressé de 40% environ depuis le début de l’année et sa capitalisation flottante place la valeur à la 33e place de la Bourse de Paris.
«Une accession au CAC 40 ne serait pas hautement symbolique, elle serait aussi le signal que, en ligne avec les indices britanniques FTSE, une cotation sur Nyse Euronext Paris et une accession au CAC 40 peuvent améliorer l’exposition et la liquidité», écrivaient les analystes d’Exane BNP Paribas dans une note datée du 20 août.
D’après le courtier, l’impact de cette décision pourrait se traduire par une demande de titres Solvay à hauteur de 165 millions d’euros, ou 2 millions d’actions, l'équivalent de six jours de volume en moyenne. A contrario, pour Peugeot, la pression technique serait négative de 50 millions d’euros (7 millions d’actions), l'équivalent d’un jour de volume en moyenne.
Parmi les autres décisions du Conseil scientifique des indices, Thales passe du CAC Next 20 au CAC Mid 60. En revanche, Zodiac Aerospace gagne l’antichambre du CAC 40. Nicox, Medica et Vilmorin & Cie sortent du SBF 120 pour rejoindre le CAC Mid 60.
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