Petrobras travaille à la mise en Bourse de sa filiale de stations-service
Petrobras avance dans son plan de redressement. La compagnie pétrolière brésilienne, secouée par un scandale de corruption massive, travaille à la mise en bourse de sa filiale de stations-service. Evaluée à 10 milliards de dollars par les analystes d’UBS, une IPO sur un quart des actions de la filiale pourrait rapporter 2,5 milliards de dollars à Petrobras. L’entreprise a déposé vendredi matin un dossier auprès de l’autorité des marchés brésilienne.
Cette opération viendrait renforcer le bilan de Petrobras après l’opération vérité menée par la nouvelle direction. Plombé par de fortes dépréciations d’actifs et par de lourdes charges pour impôts, Petrobras a annoncé un bénéfice net en chute de 90% au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 531 millions de réals (139 millions d’euros). La compagnie commence toutefois à voir les premiers résultats de ses mesures de réduction des coûts, avec un Ebitda en hausse de 22% à 19,77 milliards de réals (5,16 milliards d’euros). Pour Aldemir Bendine, nommé à la tête de l’entreprise publique en février dernier, sans les charges exceptionnelles «ce serait un résultat excellent». «Au niveau opérationnel c’était bon. Nous sommes très satisfaits» a-t-il ajouté.
Contrairement à ses rivaux, la chute des prix du pétrole n’a pas eu qu’un impact négatif pour Petrobras. D’après Luis Gustavo Pereira, analyste chez Guide Investimentos, «à certains moments cela peut même être positif». Contrôlé par le gouvernement, Petrobras ne fixe pas ses prix de vente, et contrairement à l’époque où les prix du pétrole dépassaient les 100 dollars, l’entreprise peut maintenant «faire du profit sur la revente de carburant importé». Sa branche carburant a ainsi affiché ce trimestre un profit de 5,6 milliards de réals contre une perte de 3,9 milliards il y a un an.
Petrobras doit maintenant se concentrer sur la réduction de son passif, aujourd’hui le plus élevé du secteur pétrolier à 132 milliards de dollars. La compagnie pétrolière espère céder pour 15,1 milliards de dollars d’actifs d’ici 2016, et prévoit de se séparer de 42,6 milliards supplémentaires en 2017-2018. En juin, Petrobras avait déjà annoncé réduire de 37% ses projets d’investissements sur cinq ans, à 130 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes