Pernod Ricard cherche des partenaires pour se développer en Afrique
Quelques jours avant la fin de son exercice 2010-2011 clos le 30 juin, Pernod Ricard a présenté aux analystes sa stratégie en Europe. Sur l’exercice précédent, la zone Europe (hors France et Irlande), regroupant aussi le Moyen-Orient et l’Afrique, a représenté 31% des ventes du groupe et 28% du bénéfice opérationnel. Pour l’exercice 2010-2011, Aurel BGC, estime que cette région devrait peser environ 28% des ventes et 24% du résultat opérationnel courant. «L’environnement en Europe de l’Ouest et l’accroissement des dépenses marketing justifient notre hypothèse d’un recul de la marge de 80 points de base en Europe sur l’année [23% en 2009-2010] », ajoute Aurel BGC.
Néanmoins, le groupe de spiritueux compte bien profiter de la reprise économique en Europe occidentale. Ces marchés «sont encore très importants pour nous, a expliqué Laurent Lacassagne, PDG de Pernod Ricard Europe. Nous voulons gagner des parts de marché par la «premiumisation» et par l’innovation». La stratégie phare du groupe demeure cette montée en gamme. Déjà en 2009, 61% des volumes du groupe en Europe se réalisait sur le segment premium (contre environ 45% pour l’ensemble du marché), 11% sur le super premium et seulement 28% sur le standard. Et sur 2009-2014, le groupe table sur une croissance annuelle de 7,5% des volumes des grandes marques de spiritueux.
L’Europe de l’Est offre également un fort potentiel de croissance. D’ailleurs, la part de marché de Pernod Ricard continue à croître, particulièrement en Russie, en Pologne et en Turquie. Sur les neuf premiers mois de l’exercice 2010-2011, L’Europe a enregistré une croissance organique de ses ventes de 1,9%, tirée par l’Europe de l’Est (20,6%) et le Moyen-Orient & Afrique (18,6%), alors que l’Europe de l’Ouest & centrale reculait de 1,5%.
En Afrique subsaharienne, le groupe veut accroître sa présence et étudie actuellement un partenariat mondial avec un distributeur local de bière sur cette zone. «Il est trop tôt pour dire ce que nous ferons, poursuit Laurent Lacassagne. Peut-être des partenariats locaux, certains plus larges. Je ne peux pas en dire plus». L’objectif explicite est de concurrencer Diageo, numéro un mondial des spiritueux, en train de développer son réseau de bière dans la région. Pernod Ricard est «un peu en retard par rapport à notre principal concurrent, explique Laurent Lacassagne. Nous croyons qu’il est temps d’investir».
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