Patrimoine & Commerce consolide le secteur des «retails parks» en France
Nouveau rapprochement au sein des foncières. Patrimoine & Commerce s’apprête à absorber sa concurrente Foncière Sepric. Le nouvel ensemble, avec 147 millions d’euros de capitalisation boursière – 65 millions pour Foncière Sepric et 82 millions pour Patrimoine & Commerce (+7,97% hier) – et plus de 500 millions d’euros de patrimoine deviendra le leader français des parcs commerciaux périurbains (retails parks) devant Frey, pesant 115 millions d’euros en Bourse pour 230 millions de patrimoine.
Arrivé en avril 2012 chez Patrimoine & Commerce comme gérant aux côtés d’Eric Duval et de Dominique Jouaillec, après son éviction de Gecina en octobre 2011, Christophe Clamageran vise un patrimoine de 1 milliard d’euros en 2016.
Les deux principaux actionnaires de Foncière Sepric, Philippe Vergely et Bernard Robbe et leurs familles, à hauteur de 38,58% et 23,90%, apporteront avant la fin de l’année leurs titres à Patrimoine & Commerce.
Pour 32 actions Foncière Sepric apportées, ils recevront 17 nouvelles actions Patrimoine & Commerce et 0,91 euro en numéraire par action apportée. Ces actionnaires toucheront donc autour de 4,3 millions d’euros et devraient détenir environ 26% du capital de Patrimoine & Commerce dans l’hypothèse d’une reprise à 100%.
Cette parité de 0,53 correspond approximativement à celle des actifs nets réévalués au 30 juin (12,35 euros pour Foncière Sepric, et 23 euros pour Patrimoine & Commerce). La soulte, qui de fait correspond en partie à l’écart de valorisation qui ressortait sur un ratio de 0,61 le 1er novembre, n’a pas été justifiée. Mais, fin juin, Patrimoine & Commerce affichait un ratio d’endettement (LTV) de 44,1% contre 35% pour Sepric (hors financements suisses).
Début 2013, Patrimoine & Commerce devrait lancer une offre sur les minoritaires de Foncière Sepric (37,5% du capital) dans les mêmes conditions, mais n’a pas l’intention de retirer la foncière de la cote.
Auparavant, Foncière Sepric devra finaliser les opérations annoncées le 10 octobre dernier. A savoir, l’acquisition de Sepric SAS, créateur et promoteur de centres commerciaux en France, et la cession aux actionnaires majoritaires des actifs suisses (Etoy et Bulle) porteurs d’une partie significative de la dette de la foncière. Le versement de la soulte devrait leur permettre cette opération.
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