Parkeon tourne la page de ses difficultés
Parkeon sort de l’ombre. Après avoir connu une passe difficile entre 2010 et 2012, le fabricant de systèmes de stationnement et de billetterie de transport a publié hier ses comptes annuels pour la première fois. Ils sont en forte progression.
Acquis en LBO par Barclays PE (aujourd’hui Equistone) en 2007 auprès d’Apax Partners, Parkeon, trop endetté, avait subi un changement de direction et deux restructurations financières. La dernière, en 2013, a vu les créanciers juniors, les mezzaneurs ICG et European Capital, prendre les rênes de l’entreprise.
Le chiffre d’affaires de Parkeon s’est apprécié de 6% en 2014, à 196 millions d’euros. Le groupe a réalisé un effort commercial «massif» dans les pays émergents, explique à L’Agefi Bertrand Barthélémy, son président. La croissance provient de l’activité historique «Smart city», liée au stationnement et qui progresse de 10% (à 138 millions). Plus récent, «Smart transport», axé sur les transports publics, est stable: «c’est une activité de grands projets, qui progresse par palier», explique le dirigeant, qui table sur une croissance des ventes de 20% en 2015 dans ce pôle d’activité.
Parkeon est surtout parvenu à restaurer sa rentabilité: son Ebitda a bondi de 73%, pour atteindre 31 millions d’euros. «Parkeon perdait des parts de marché parce qu’il avait une conception propriétaire de ses solutions, qui fonctionnaient en silo. Nous avons digitalisé l’offre pour travailler en architecture ouverte: nous sommes désormais capables de gérer sur un seul matériel les droits et services de nos clients, même les services qui ne sont pas les nôtres», illustre le dirigeant. Cette digitalisation génère des revenus supplémentaires sans augmenter les coûts: elle représente les deux tiers des gains de rentabilité du groupe en 2014.
Remis sur les rails, Parkeon affiche d’ambitieux objectifs pour 2015: une croissance supérieure à 10% pour les revenus et de 30% pour l’Ebitda. La dette ne devrait plus peser sur son bilan. «Parkeon affichera un endettement net quasiment nul en fin d’année. La société dispose d’autant de trésorerie que ce qu’elle doit rembourser aux banques. Au besoin, nous réfléchirons à une nouvelle levée de dette, mais ce sera de l’optimisation», précise Bertrand Barthélémy.
La sorties des actionnaires, qui, en tant que fonds mezzanine, n’ont à l’origine pas vocation à gérer des sociétés à long terme, ne semble pas à l’ordre du jour. «Ils ne sont pas mal à l’aise dans leur rôle actuel», indique-t-il.
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