Paris veut renforcer l’attractivité de la France en matière de santé
Edouard Philippe a présenté mardi une série de mesures visant à renforcer l’attractivité de la France aux yeux des industriels de la santé, un secteur crucial pour l’emploi, la vitalité du territoire, la recherche et la balance commerciale du pays. Le Premier ministre s’est engagé à réduire les délais d’accès au marché des médicaments et d’autorisation des essais cliniques, et a annoncé un taux de croissance minimal des dépenses de médicaments remboursés pendant trois ans.
A l’occasion du premier Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) du quinquennat, instance de dialogue entre les industriels et les pouvoirs publics, il a également annoncé un renforcement des financements pour l’innovation. Il a promis une simplification des règles de régulation du marché des médicaments, demandée par les industriels, et une extension des dispositifs d’accès précoce à l’innovation.
«Nous voulons faire de la France le pays le plus attractif et le plus compétitif d’Europe», a dit le chef du gouvernement aux dirigeants des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux.
Un fonds de capital-risque «Innobio II» sera lancé, d’un montant initial de 100 millions d’euros abondé à parité par Sanofi et Bpifrance, avec l’objectif d’atteindre 150 à 250 millions, pour investir en fonds ou quasi-fonds propres dans des entreprises innovantes. Innobio II et un redéploiement d’une partie du fonds Fabs du programme d’investissement d’avenir pourraient permettre de mobiliser quelque 2 milliards d’euros par effet de levier, estime le gouvernement. D’autres mesures sont prévues pour favoriser le développement des biotechnologies et des thérapies innovantes. Sanofi a aussi annoncé mardi porter de 145 à 330 millions de dollars (de 124 à 283 millions d’euros) la capacité d’investissement de Sanofi Ventures, son fonds de capital-risque.
L’organisation professionnelle des entreprises du médicament, le Leem, a salué «un CSIS de rupture pour restaurer l’attractivité de la France». «Rarement depuis sa création en 2004, l’instance exclusive de dialogue entre le gouvernement et les industriels de la santé n’aura débouché sur des mesures aussi opérationnelles», se félicite-t-elle dans un communiqué.
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