Orpea accroît sa flexibilité pour renforcer son développement européen
Quelques jours après avoir confirmé sa prévision d’une progression de plus de 27% de son chiffre d’affaires pour 2011, Orpea a choisi d’augmenter sa marge de manœuvre financière pour accélérer sa croissance externe. Le spécialiste de l’hébergement des personnes dépendantes lance à ce titre une augmentation de capital tout en annonçant un partenariat stratégique avec Cofinimmo, premier groupe immobilier belge coté.
Ouverte du 17 au 30 novembre, l’augmentation de capital en numéraire, avec maintien du droit préférentiel de souscription, rapportera un produit net maximum de 203 millions d’euros. Au prix unitaire de 19,5 euros (1 action nouvelle pour 4 anciennes), la dilution des bénéfices sera «d’environ 9% hors relution des acquisitions à conclure», selon les analystes de CM-CIC Securities. Les actionnaires de référence d’Orpea, à savoir le fondateur Jean-Claude Marian, le groupe belge Neo-Gema et FFP, le holding de la famille Peugeot, se sont engagés à souscrire au moins 3,1 millions d’actions nouvelles sur un maximum de 10,9 millions de titres à émettre, ce qui représente un investissement de 59,4 millions d’euros.
Coordonnée par BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale, cette levée de fonds servira à financer des acquisitions de taille moyenne en Europe (capacité inférieure à 1.500 lits). Le potentiel de développement d’Orpea, qui détient près de 37.000 lits, sera renforcé par l’alliance nouée avec Cofinimmo, qui repose sur la création de coentreprises dont le capital sera détenu à 49% par Orpea. L’objectif de ces coentreprises est d’acquérir et de louer des actifs exploités par le groupe français. Cette location «donnera lieu à un loyer indexé annuellement et sera régie par la signature d’un bail commercial d’une durée ferme initiale de douze ans», précise Orpea. Les deux partenaires veulent atteindre d’ici 5 ans une taille globale de 500 millions d’euros d’actifs.
Au 30 septembre dernier, l’endettement net d’Orpea, proche de 2 milliards d’euros, représentait 2,2 fois ses fonds propres. Notant qu’il dispose de 150 millions d’euros de lignes de crédit non tirées, le bureau d’analyse de Gilbert-Dupont estime que le groupe est «toujours en mesure de poursuivre sa stratégie d’acquisitions soutenues au cours des prochains exercices» dans un environnement «plus opportun pour réaliser à bon compte des opérations tant en France qu’à l’international».
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