Nyse Euronext attend une quinzaine d’introductions en janvier-février

Inside Secure doit faire un nouvel essai dans les prochaines semaines. Verallia devrait aussi retenter sa chance en 2012
Bruno de Roulhac

Quel avenir pour les introductions en Bourse parisiennes après une année 2011 particulièrement terne? «Le pipeline se reconstruit progressivement, confie à L’Agefi Marc Lefèvre, directeur développement commercial et relations émetteurs Listing Europe chez Nyse Euronext. Les entreprises, notamment celles qui ont renoncé à s’introduire l’an dernier, veulent profiter de la fenêtre de tir qui se dessine. Trois introductions sont attendues avant la fin du mois, et une douzaine en février. Les capitaux levés pourraient atteindre plusieurs centaines de millions d’euros pour une capitalisation boursière additionnelle de plusieurs milliards d’euros ».

Le belge Solvay, qui a racheté l’an dernier Rhodia, compte notamment se coter à Paris dans les prochaines semaines. De plus, «Inside Secure [qui avait renoncé en juin dernier, ndlr] devrait faire son entrée en Bourse d’ici fin février et celle de Verallia [qui avait échoué en juin, ndlr] est espérée au cours de cette année», poursuit Marc Lefèvre.

L’an dernier, Euronext Paris a perdu trois sociétés! Si la Place parisienne a enregistré 10 introductions sur son marché règlementé, 13 entreprises ont préféré se transférer sur Alternext, selon les données d’Euronext. Et encore, sur les entrées, seul Mauna Kea a fait une offre publique, levant 57 millions d’euros, les autres étant des cotations directes, des procédures simplifiées pour sociétés étrangères, des spin-off et un transfert d’Alternext (Cbo Territoria).

Pour sa part, Alternext a affiché 34 nouvelles entrées l’an dernier. Là aussi, ce bilan apparaît en trompe-l’œil. Les vraies arrivées ne sont en réalité que 16 (12 offres publiques et 4 placements privés), les 18 autres opérations consistant en des transferts (13 d’Euronext, et 4 du marché libre) et en un double listing avec Bruxelles.

Avec 93 millions de fonds levés lors d’une cotation sur Alternext, 2011 est une piètre année après les 106 millions de 2010 et les plus de 400 millions de 2006 et 2007, selon les données d’Allegra Finance. Toutefois, les émissions secondaires ont atteint 122 millions (sur neuf mois) contre 73 millions en 2010. La Bourse semble ainsi jouer son rôle de financement des PME. Les PME-ETI (compartiments B et C d’Euronext) et Alternext, «ont levé l’an dernier 1,7 milliard d’euros, tant en primaire qu’en secondaire, soit autant qu’en 2010», constate Marc Lefèvre.

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