Novartis n’annonce pas de restructuration d’envergure
Très attendu sur ses orientations stratégiques, Novartis a quelque peu déçu vendredi lors de sa journée investisseurs à Londres. «Nous peaufinons encore l’exécution de notre stratégie» a déclaré Joseph Jimenez, directeur général de Novartis.
Toutefois, les analystes ont salué l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), qui démarre immédiatement et sera exécuté sur plus de deux ans. Une autorisation de 10 milliards, qui n’a été utilisée qu’à hauteur de 2,4 milliards, avait été votée en 2008. Le groupe va également continuer à verser un dividende élevé et en croissance. Parallèlement, Novartis a réaffirmé son objectif de conserver une note «AA».
En outre, le laboratoire poursuivra son programme «agressif» d’amélioration de la productivité entamé dès 2011, avec un objectif de gains de productivité à hauteur de 3 à 4% du chiffre d’affaires par an sur 2013-2015, notamment en consolidant ses sites de recherche dans le monde.
Le laboratoire, qui vient de céder pour 1,7 milliard d’euros Grifols, son activité de diagnostic de transfusion sanguine, va se concentrer sur ses activités stratégiques, et poursuivre des acquisitions de petites tailles. Novartis anticipe une nouvelle phase de croissance pour sa division Pharmacie, et estime avoir un potentiel d’au moins 14 blockbusters d’ici 2018.
Parallèlement le laboratoire compte axer ses nouveaux développements dans les secteurs à forte croissance tels que la dermatologie, l’insuffisance cardiaque, les maladies respiratoires et la thérapie cellulaire. «Novartis a atteint un point d’inflexion, après avoir pleinement intégré Alcon et réduit la dette», a expliqué Joseph Jimenez. D’ailleurs, Alcon, sa filiale de produits ophtalmiques, devrait générer une croissance supérieure à celle du marché, grâce notamment à sa franchise chirurgicale.
En revanche, Novartis n’a donné aucune précision sur les actifs non stratégiques qui pourraient être cédés. Il recherche toujours des options notamment pour ses activités de vaccins, de santé animale et de santé grand public. Selon Citi, la santé animale, à qui il attribue une valeur d’entreprise de l’ordre de 4 milliards de dollars, pourrait être la prochaine cession. Une vente «à Bayer est envisageable, note Natixis. Le groupe allemand ayant déjà manifesté son intérêt pour la santé animale de Pfizer, depuis introduite en Bourse».
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