Novartis clôturera à la fin de l'été sa revue stratégique
Novartis fait preuve de plus grande prudence pour 2014. Le laboratoire suisse table sur une croissance de 1 à 5% de son chiffre d’affaires, à changes constants, alors qu’il tablait début 2013 sur une progression d’au moins 5% en 2014 et en 2015. Des «perspectives cohérentes avec celles émises en janvier 2013, ajustées au retard de lancement du générique de Diovan», son traitement de l’hypertension, par l’indien Ranbaxy au deuxième trimestre 2014, explique Novartis.
Le laboratoire estime que la montée en puissance des génériques lui coûtera 3 milliards de dollars cette année, contre 2,2 milliards l’an dernier. Si les ventes de Diovan ont reculé de 20% en 2013, celles des nouveaux médicaments ont crû de 15% à 18,1 milliards et pèsent désormais 31% du chiffre d’affaires du groupe.
Novartis mise toujours sur une croissance de son résultat opérationnel core plus rapide que celle des ventes, grâce à l’amélioration de la productivité. L’an dernier, les économies d’échelle dans l’approvisionnement ont permis de réduire les coûts de 1,5 milliard de dollars. En 2013, le résultat opérationnel core a reculé de 2% (+3% à changes constants) à 14,5 milliards de dollars, pour des ventes en progression de 2% (4% à changes constants) à 57,9 milliards.
Alors que les résultats du quatrième trimestre sont ressortis légèrement en dessous des attentes, Novartis a annoncé hier une revue stratégique sur ses activités de santé animale, de vaccins et de médicaments sans ordonnance (OTC). Les résultats pourraient être connus à la fin de l’été. Des rumeurs ont déjà évoqué la possibilité que Novartis reprenne l’activité OTC de l’américain Merck en échange de sa santé animale et de ses vaccins.
Novartis en profite également pour simplifier sa gouvernance, en supprimant le comité du président. Ses prérogatives, comme autoriser la rémunération des dirigeants, sont désormais transférées au directeur général ou au comité de direction. En outre, le conseil d’administration vient de constituer un cinquième comité, chargé de la R&D.
Le groupe proposera des votes facultatifs sur la rémunération du conseil et du comité de direction lors de l’AG 2014. Seulement en 2015 sera proposée la modification des statuts pour intégrer les exigences de l’ordonnance fédérale sur les rémunérations abusives, consécutives au scandale du parachute doré de 58 millions d’euros de Daniel Vasella, l’ancien patron de Novartis.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester