« Nous espérons être notés ‘BBB’ dans deux ou trois ans »
L’Agefi : Quels éléments vous permettent de relever vos objectifs 2010 ?
Jean-Charles Pauze : Les résultats du troisième trimestre, et l’activité des deux derniers mois nous donnent une confiance très forte. Nous visons ainsi un chiffre d’affaires proche de 11,9 milliards d’euros, pour une marge d’Ebita ajustée proche de 4,9%. Le ratio dette nette sur Ebitda devrait être inférieur à 3,5 fois.
A moyen terme quels objectifs vous fixez-vous ?
J.-C. P. : A horizon trois ans, nous tablons sur un niveau de marge d’Ebita ajusté de près de 6,5%, grâce à une croissance organique annuelle du chiffre d’affaires d’au moins 1 à 2 points au-dessus du PIB, et grâce aux acquisitions. Notre retour sur capitaux employés devrait atteindre près de 14%, contre 7% en 2009.
Michel Favre : Nous sommes encore dans un niveau de bas de cycle. Or, le groupe s’est développé sur les économies d’énergie et sur les services à valeur ajoutée, offrant des marges plus solides. Rexel a aussi amélioré sa base de coûts.
Quand comptez-vous être notés «investment grade» ?
M. F. : Puisque nous réalisons trimestre après trimestre ce que nous promettons et que nous comptons atteindre un ratio dette nette sur Ebitda autour de 3, les agences de notation devraient relever notre note, actuellement de «B+» chez S&P et «BB-» chez Fitch. Nous espérons le «BBB» dans deux ou trois ans.
Quelle est votre politique d’acquisition ?
J.-C. P. : Nous poursuivons notre stratégie de petites et moyennes acquisitions, rapidement relutives, et réalisées autour de multiples de 7 à 8 fois l’Ebitda. Nous comptons y consacrer une enveloppe de 300 à 400 millions d’euros par an. En cinq ans, nous avons doublé notre chiffre d’affaires, notamment grâce aux acquisitions. Nous continuerons à consolider nos parts de marché, en particulier aux Etats-Unis et en Allemagne. Nous accélérons dans les pays émergents, qui devraient peser 7 à 8% de nos ventes en 2013, contre 5% actuellement. Après l’acquisition en Suisse annoncée hier, nous espérons pouvoir bientôt annoncer des opérations en Chine, en Inde et au Brésil.
Comptez-vous prochainement faire appel au marché?
M. F. : Nous pourrions revenir sur le marché obligataire à partir du second semestre 2011, pour au moins 500 millions d’euros. Mais il n’y a pas d’urgence. Nous paierions aujourd’hui autour de 6,5% contre 8,15% en moyenne lors de notre refinancement de fin 2009.
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