Nokia lance une OPE sur Alcatel-Lucent
L'équipementier de télécom finlandais Nokia a annoncé mardi 14 avril avoir noué des négociations avancées avec son concurrent français Alcatel-Lucent en vue d’acquérir ses activités et de se renforcer dans la compétition internationale notamment en Chine.
«Suite à de récentes spéculations relayées par certains médias, Nokia et Alcatel-Lucent confirment être en discussions sur un possible rapprochement, qui pourrait prendre la forme d’une offre échange en actions de Nokia sur Alcatel», ont précisé les deux groupes dans un communiqué publié en début de matinée.
Cette acquisition, qui doit encore obtenir le feu vert du gouvernement français, prendrait la forme d’une OPE (offre publique d'échange) en actions de Nokia sur Alcatel-Lucent, précise le groupe finlandais tout en ajoutant qu’il n’est pas encore certain que les transactions déboucheront sur un accord.
Réagissant à ces annonces, Bercy a fait savoir que l’Etat sera attentif aux conséquences sur l’emploi et sur l’ensemble de la filière des télécoms en France d’une éventuelle fusion entre Alcatel-Lucent et Nokia, a rapporté l’agence Reuters en citant une soure proche du ministère de l’Economie, de l’industrie et du numérique.
L’annonce des négociations de fusion a surpris les marchés qui spéculaient jusqu'à présent sur le rachat par Nokia des seules activités mobiles d’Alcatel-Lucent. Elle a fait bondir Alcatel-Lucent de près de 14% à 4,572 euros à la Bourse de Paris dans les premiers échanges, la plus forte hausse de l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et un plus haut depuis juin 2008 pour ce titre bien malmené ces dernières années. Nokia perdait près de 8% à Helsinki.
Ion-Marc Valahu, gérant chez Clairinvest se dit sceptique sur la pertinence de ce projet de fusion. «Ce sont les deux acteurs les plus faibles de l’industrie. Ils peuvent réduire les coûts, mais additionner un acteur faible avec un autre acteur faible, ça ne se traduit pas nécessairement par la création d’un acteur plus fort», souligne-t-il.
Plus d'articles du même thème
-
Le taux d’opposition des gérants en assemblée générale reste élevé
Pour la saison 2026, BNPP AM s’est opposé à 31% des résolutions et la Caisse des dépôts à 36%. Rémunérations et nominations d’administrateurs demeurent les résolutions les plus à risque. La France tire toujours la gouvernance mondiale vers le haut. -
Le fabricant de puces chinois CXMT s'envole pour ses débuts en Bourse
L'action a été multipliée par six, portant sa capitalisation boursière à plus de 470 milliards d'euros, au-dessus de celle du géant bancaire ICBC. -
Raphaël Zenou rejoint Natixis IM pour développer les ETF
Natixis Investment Managers recrute un ancien d’Amundi et Lyxor pour développer sa stratégie ETF à Paris.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
La City contre-attaqueLondres, indétrônable place financière européenne – ou presque
SERIE. Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations de la City de Londres. Le Brexit puis le Covid ont ébranlé la position de cette place financière, longtemps considérée comme sans rivale en Europe et des plus influentes au monde. Dix ans après le référendum, le centre du pouvoir financier britannique s’est adapté à ces bouleversements -
Série d'étéMoi, Benjamin Morel, président : « Je remettrai l’Etat sur pied »
SERIE. L’éminent constitutionnaliste se met dans la peau du futur locataire de l’Elysée et se fixe une priorité : rendre à l’Etat sa capacité d’agir. Faute de quoi, prévient-il, l’impuissance publique continuera de faire le lit du populisme -
L’eurodéputée Chloé Ridel menacée de mort après une tribune sur la fermeture temporaire d’un circuit automobile
Face aux importants risques d’incendies, l’eurodéputée implantée dans le Gard a demandé la fermeture temporaire du circuit dans le cadre de la lutte contre les feux de forêt. Une proposition qui lui vaut d’être cyberharcelée