Nexans vise une meilleure rentabilité fin 2013 dans la haute tension
- L’AGEFI: L’évolution récente de l’activité modifie-t-elle les perspectives du groupe pour 2012 ?
- NICOLAS BADRE : Nous tablons toujours sur une légère croissance organique du chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’exercice et, à cours constants des métaux non ferreux, sur une hausse sensible de la marge opérationnelle au second semestre par rapport aux 3,6% enregistrés au premier semestre. En ligne avec ce que nous avions présenté en juillet, ceci intègre un ralentissement de la demande en Europe pour les câbles Bâtiment ainsi que certains segments des câbles industriels (biens d’équipements et automatismes). Dans l’industrie où nous comptons environ 2.000 clients, nous poursuivons une politique de recentrage en privilégiant certains marchés (aéronautique, ferroviaire, faisceaux automobiles…) sur lesquels nous mettons en place des partenariats de long terme. En Chine, le moratoire concernant les trains à grande vitesse devrait se poursuivre jusqu’au début de l’an prochain.
- Qu’en est-il des problèmes spécifiques affectant les câbles à haute tension?
- Dans la transmission sous-marine, depuis le début de l’année, un rythme des mises en production moins rapide que prévu dans notre usine norvégienne de Halden s’est traduit par un retard de facturation. Ces difficultés devraient progressivement prendre fin d’ici fin 2012. Le plan d’action déployé afin d’augmenter la flexibilité de la production sur ce site vise à renouer avec un niveau de rentabilité normalisé fin 2013. Concernant la haute tension terrestre, nous poursuivons nos efforts de réduction de coûts sur nos trois usines européennes pour affronter la concurrence accrue d’acteurs locaux au Moyen-Orient.
- Quel sera l’impact des récentes acquisitions sur l’endettement?
- Après le rachat en cash d’AmerCable pour l’équivalent de 211 millions d’euros fin février, nous venons de boucler début septembre l’acquisition de 75% du chinois Shandong Yanggu pour un impact sur notre dette nette d’environ 130 millions d’euros. Les décalages de paiement découlant des difficultés rencontrées dans la haute tension ont également eu un effet négatif d’environ 60 millions sur le besoin en fonds de roulement. Au total, à prix du cuivre comparable, nous maintenons notre objectif d’une dette nette en fin d’année proche des 678 millions d’euros atteints à la fin du premier semestre.
{"title":"","image":"78732»,"legend":"NICOLAS BADRE»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Peut-on interdire la théorie du « grand remplacement » comme le réclame le maire de Trappes ?
Ali Rabeh a appelé vendredi à l’interdiction de la théorie raciste du « grand remplacement », qui aurait « armé » le tireur de l’attentat des Yvelines. Le constitutionnaliste Benjamin Morel s’inquiète d’une mesure « contre-productive » qui risquerait de contrevenir à la liberté d’expression. -
Mondes émergentsLe Brésil, notre partenaire stratégique
L’Europe dispose d’une opportunité qu’elle doit saisir. Les échanges entre l'Union et le Brésil ont atteint 100 milliards de dollars en 2025, presque à l'équilibre -
Tribune libreGrand âge contre jeunesse : le faux dilemme qui nous coûtera cher
Entre 2027 et 2032, la France comptera un million de personnes supplémentaires de plus de 75 ans ; plus de 800 000 Français entreront en Ehpad