Nexans déprécie de 80 millions d’euros ses actifs en Australie au premier semestre
Malgré le redressement de l’activité de Nexans grâce aux pays émergents entre avril et juin (+9% en rythme séquentiel à périmètre, changes et cours des métaux constants), son chiffre d’affaires semestriel affiche un repli organique de 3,4% à 2,35 milliards d’euros d’une année sur l’autre. Si les conditions de production des câbles de haute tension sous-marins s’améliorent peu à peu, les difficultés du bâtiment en Europe et en Amérique du Nord, ainsi que la baisse de la demande pour les câbles destinés aux réseaux de distribution d’énergie, ont largement contribué au recul d’un demi-point de sa rentabilité d’exploitation récurrente qui ressort à 3,2%.
Mais la perte nette de 145 millions d’euros constatée à fin juin, contre un bénéfice de 13 millions dégagé au premier semestre 2012, est surtout due à une dépréciation d’actifs de 92 millions, dont 80 millions portent sur sa filiale australienne Nexans Olex. Cette entité est également à l’origine de 40% de la charge de restructuration de 32 millions comptabilisée par le groupe sur la période. «La forte détérioration du secteur minier s’est ajoutée à la hausse des importations favorisée par l’appréciation du dollar australien, d’où une augmentation de la pression concurrentielle dans ce pays», explique à L’Agefi le directeur financier Nicolas Badré. Le groupe va donc «revoir le positionnement stratégique de ses activités australiennes, afin de mieux les intégrer dans sa plate-forme de distribution régionale en Asie-Pacifique», ajoute-t-il.
Nexans a par ailleurs réduit de 8 millions d’euros la valeur de ses actifs en Argentine qui subit des restrictions aux importations, les autres marchés d’Amérique du Sud restant bien orientés.
Confirmant sa prévision d’une stabilité de son bénéfice d’exploitation récurrent sur l’ensemble de l’exercice et d’une dette nette d’environ 600 millions à fin 2013, le PDG Frédéric Vincent table sur un excédent brut d’exploitation annuel «compris entre 330 et 350 millions», contre 151 millions dégagés entre janvier et juin. Il souligne que des charges de restructurations supplémentaires, découlant des plans d’économies à l’étude, pourraient entraîner «un résultat net négatif au second semestre». Les grandes lignes du projet de baisse des coûts en Europe devraient être dévoilées le 15 octobre prochain, à l’occasion de la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre.
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