Neopost ne parvient pas à rassurer le marché malgré le maintien de son dividende
Lanterne rouge du SBF 120, Neopost a violemment chuté hier de 16,08% à 48 euros avec près de 2% de son capital échangé, au lendemain de son avertissement sur ses résultats 2014.
A l’occasion de la publication de son activité pour le troisième trimestre, le numéro deux mondial des solutions de traitement de courrier a annoncé que la croissance organique de ses ventes serait «proche» de zéro, alors qu’il tablait encore fin septembre sur une croissance de 1% à 3%. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires était en recul de 0,9% en organique, tandis que le marché misait sur une légère progression.
Neopost explique cette détérioration par la baisse de 4,1% de l’activité Mail Solutions (79% des ventes), affectée par la dégradation de la conjoncture économique et par la réduction des dépenses publiques en France. La contre-performance de l’activité Mail Solutions «est d’autant plus pénalisante qu’elle est traditionnellement l’activité la mieux margée», note Oddo. Le chiffre d’affaires en France (19% du total) a reculé de 6,5% au troisième trimestre, en raison de la baisse de 20% des ventes auprès du secteur public, qui pèse environ un tiers du chiffre d’affaires dans l’Hexagone.
Neopost a également révisé en baisse sa prévision de marge opérationnelle courante, d’une fourchette de 22,5% à 23,5% à «un niveau proche» de 22%. Une marge qui «devrait être au mieux stable sur les prochains exercices», note Natixis, qui relève toutefois son objectif de cours à 62 euros pour intégrer les acquisitions dans la division Communication & Shipping Solutions (CSS). Cette activité ne pèse que 21% des ventes du groupe, mais sa croissance organique était de 12,5% au troisième trimestre.
Néanmoins, le groupe a voulu rassurer ses actionnaires en maintenant un acompte sur dividende de 1,80 euro, comme l’an dernier, qui sera réglé le 10 février 2015. De fait, «le principal atout du groupe reste bien évidemment le rendement qui ressort à près de 7%. [...] Ce rendement nous paraît totalement pérenne», ajoute Oddo. D’ailleurs, la direction a assuré que le dividende serait maintenu à 3,9 euros au titre de 2014. De plus, Neopost se paie 12 fois ses résultats 2015, «ce qui est juste, si le moteur de la croissance des bénéfices n’est pas là», note Kepler Cheuvreux.
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