Moneta AM et l’Adam échouent à convaincre les actionnaires d’Altamir
Victoire partielle pour Maurice Tchenio lors de l’assemblée générale d’Altamir Amboise – désormais rebaptisé Altamir. Si la résolution dissidente présentée par Moneta Asset Management et par l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) proposant un programme de rachat d’actions a été rejetée à 71%, deux autres résolutions n’ont pas été approuvées.
Sur la quatrième résolution, portant sur les conventions réglementées (entre la société, et Altamir Amboise Gérance, et Apax), 61% des actionnaires (hors Maurice Tchenio qui ne pouvait prendre part au vote étant intéressé à la convention) ont voté contre.
Quant à la quatorzième résolution proposant de modifier les statuts concernant les titulaires d’actions B, en leur donnant la possibilité de détenir leur titre via une société au lieu de les détenir en direct, elle n’a obtenu que 59% d’approbation au lieu des 66,66% requis.
Adam et Moneta AM ont été moins suivis cette année par les actionnaires que l’an dernier, lorsqu’ils proposaient de relever le dividende de 0,2 à 1 euro. Alors que le quorum est resté hier relativement stable à 65%, contre 66,6% en 2012, la résolution dissidente n’a obtenu que 45% d’approbation contre 49% l’an dernier, en faisant abstraction des 24,6% du capital détenus par Maurice Tchenio (22,4%) et par Apax (2,2%). De fait, les proxys étaient divisés, Proxinvest soutenant cette résolution et ISS s’y opposant.
Finalement, les grands gagnants de cette AG sont les administrateurs. Non seulement, l’enveloppe de jetons de présence a été quasiment doublée de 135.000 euros à 260.000 euros, mais encore le nombre d’administrateurs passe de 8 l’an dernier à 6. Soit un montant moyen augmentant de 16.875 euros à 43.333 euros. Ils devront être efficaces.
Fin 2012, lors de son auto-évaluation, le conseil de surveillance a manifesté son souhait «de recevoir les dossiers avant les réunions du conseil», de «voir les membres du conseil émettre des propositions à porter à l’ordre du jour», d’avoir «un plan annuel pour les réunions permettant de s’assurer que tous les thèmes majeurs seront abordés et traités», de «pouvoir auditionner les membres du management pour dialoguer avec eux», d’obtenir «plus d’informations sur les facteurs de risques» ou encore d’avoir «une vision claire du degré de contrôle interne», selon le document de référence. La marge de progression semble donc importante.
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