AccueilNewsEntreprises
Moleskine veut entrer à la Bourse de Milan avec une valorisation luxueuse
Moleskine veut entrer à la Bourse de Milan avec une valorisation luxueuse
En haut de fourchette, le groupe italien de carnets de notes serait valorisé 562 millions d’euros, plus de 20 fois la prévision de bénéfice pour 2014
Publié le
Olivier Pinaud
Fermé en France depuis l’arrivée il y a un an d’Inside Secure, le marché des introductions en Bourse s’entrouvre très légèrement ailleurs en Europe: en Allemagne, avec le groupe d’immobilier Leg Immobilien, en Grande-Bretagne, avec le constructeur de maisons Crest Nicholson, et même en Italie, malgré la double crise, politique et économique, que traverse le pays.
Moleskine, connu pour ses carnets de notes, répliques de ceux utilisés par Ernest Hemingway et Vincent van Gogh comme le vante la publicité, doit entrer à la Bourse de Milan le 3 avril. L’Italie confirme ainsi sa spécialité dans les valeurs de luxe ou affiliées à ce secteur. Il s’agit de la quatrième société italienne de ce type mise en Bourse en deux ans, après Prada (mis en Bourse à Hong-Kong), Salvatore Ferragamo et Brunello Cucinelli. Selon des indiscrétions de marché, le livre d’ordres, dont la fermeture est officiellement prévue pour mercredi, est déjà couvert. Syntegra Capital et Index Ventures, les deux fonds actionnaires de la société depuis 2006, prévoient de vendre 94 millions d’actions. 12 millions de titres supplémentaires seront proposés pour augmenter le capital de la société en vue de réduire son endettement.
Le prix de l’opération sera fixé entre 2 et 2,65 euros pièce, soit un produit total compris entre 212 et 281 millions d’euros, dont 24 à 32 millions d’euros pour l’augmentation de capital. Moleskine serait ainsi valorisé entre 402 et 562 millions. Son capital flottant sera d’environ 50%. L’opération est dirigée par Goldman Sachs, Mediobanca et UBS.
«Le prix en haut de fourchette capitalise plus de 20 fois la prévision de bénéfice pour 2014, soit pas très loin des ratios de vrais groupes de luxe comme Tod’s ou Ferragamo. Or, les produits de Moleskine, plus orientés vers la mode, et la stratégie de marché de masse, n’offriront peut-être pas la même capacité de résistance aux chocs économiques que les vraies marques de luxe», explique Cédric Chaboud, responsable de Skylar, le fonds de SPGP spécialisé dans les introductions en Bourse. Moleskine a affiché ces dernières années une croissance moyenne de son chiffre d’affaires de plus de 20%.
Pour maintenir le rythme, le groupe prévoit de s'étendre en Asie mais aussi dans les produits de voyage et les boutiques d’aéroports. Avec les risques que cela suppose sur le compte de résultats.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche