Michelin fait fi de la baisse des volumes et maintient ses objectifs 2012
En dépit de la détérioration du marché automobile, Michelin garde le cap et confirme ses objectifs 2012 de «nette hausse» de son résultat opérationnel avant éléments non récurrents et de cash flow libre à l’équilibre. Une preuve de confiance dans la stratégie du groupe que le marché a saluée par une hausse de 5,35% de l’action à 38,10 euros, faisant de Lafarge la plus forte progression (+40%) du CAC 40 depuis le début de l’année. «Les résultats du premier semestre nous rendent très confiants sur l’atteinte de ces objectifs», note Oddo.
Avec la forte contraction de 8,3% des volumes au premier semestre (-9,6% au premier trimestre et -7% au deuxième), le pneumaticien table désormais sur un recul de 3 à 5% du marché mondial cette année, alors qu’il visait toujours une stabilité des volumes le mois dernier. Une révision due essentiellement à la situation européenne, alors que l’Amérique du Nord affiche une croissance de 21% en première monte tourisme sur le semestre.
«Notre stratégie mondiale permet d’amortir la crise européenne pour Michelin», a expliqué son gérant, Jean-Dominique Senard. Une nouvelle usine est entrée au production au Brésil en février, et deux sites ouvriront en Chine dans les 12 prochains mois, et un en Inde en 2013. Rien que sur 2012, Michelin prévoit d’investir environ 2 milliards d’euros, principalement sur les nouvelles capacités dans les marchés en croissance et en innovation.
Malgré cette baisse des volumes, le chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’année a progressé de 6%, soutenu par les effets positifs du mix-prix (+11,1%) et des changes (+4%). Profitant des mêmes effets et d’un poids moins lourd des matières premières (292 millions d’euros contre 848 millions au premier semestre 2011), le résultat opérationnel avant éléments non récurrents a bondi de 36% à 1,32 milliard, permettant à la marge opérationnelle de gagner 2,7 points à 12,3%. Sur l’exercice, le consensus Bloomberg table pour le moment sur 2,23 milliards d’euros, soit une hausse de 14%. A horizon 2015, Michelin s’est fixé un objectif de 2,5 milliards d’euros de résultat opérationnel.
Confiant, Michelin estime que la tendance baissière des volumes sera compensée par des coûts matières premières plus favorables (avec un effet positif de 100 millions d’euros attendus sur le second semestre) et par des effets parités positifs ( +2,2% au premier trimestre, et +5,8% au deuxième).
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