Michelin affiche une confiance accrue dans ses perspectives à moyen terme
Les nouveaux objectifs financiers présentés hier par Michelin témoignent d’une confiance accrue dans sa capacité de développement à moyen terme, en dépit de la mauvaise orientation actuelle du marché des pneumatiques. Le groupe clermontois entend conforter son leadership dans les pneus en haut de gamme, en augmentant ses capacités de production sur ce segment «de près de 70% entre 2012 et 2015». Il souhaite également renforcer sa position concurrentielle dans les pneus de spécialité (secteurs minier et agricole, aviation et deux-roues), en poursuivant l’extension de ses capacités en Amérique du Nord.
Afin de conserver une flexibilité opérationnelle et financière, le groupe compte investir au total «entre 1,6 et 2,2 milliards d’euros par an» d’ici à 2015, après 2 milliards en 2012. Entre 25% et 35% de cette enveloppe globale seront consacrés à l’amélioration technologique des matériaux, tandis que 58% des investissements de capacité seront destinés aux marchés émergents à l’origine d’un quart de ses ventes l’an dernier.
Mais cette expansion ne s’effectuera pas au détriment de la rentabilité. Celle-ci «est régulièrement supérieure à celle de nombreux acteurs du secteur automobile», avait d’ailleurs indiqué en avril dernier Moody’s à l’appui du relèvement d’un cran, à Baa1, de la note de crédit de Michelin, un mois après une décision similaire de S&P qui avait porté la sienne à BBB+.
A court terme, sur un marché mondial en repli de 3 à 5% cette année, le groupe confirme un cash-flow libre compris entre 300 et 400 millions d’euros, avant impact de la cession fin mars d’un ensemble immobilier pour 110 millions. Il considère désormais 2013 comme «une année de transition» et table sur une reprise du marché comprise entre 4 et 5% à partir de 2014, un an plus tard qu’auparavant. Le cours des matières premières devrait suivre un rythme similaire de croissance.
A l’horizon 2015, le groupe relève de 16% son objectif de résultat opérationnel avant éléments non récurrents qui atteindrait 2,9 milliards d’euros, contre une précédente prévision de 2,5 milliards. Il table à cette échéance sur une marge opérationnelle normalisée de 10 à 12% pour le segment tourisme et camionnette, de 7 à 9% pour les poids lourds et de 20 à 24% pour les activités de spécialité, les plus dynamiques. Il vise enfin chaque année «un retour sur capitaux employés supérieur à 10% et un cash-flow libre positif».
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