Maurel & Prom reste une cible de choix dans le secteur pétrolier
L’action Maurel & Prom a clôturé hier en hausse de 8,33% à 11,63 euros après la révélation de l’interêt du chinois Sinopec pour le groupe français spécialisé dans l’exploration et la production d’hydrocarbures. Selon l’agence Bloomberg, qui cite plusieurs sources proches du dossier, Chine Petrochemical (également connu sous le nom de Sinopec) a noué des contacts informels avec Maurel & Prom au cours de l’année passée. L’opération pourrait valoriser la cible autour de 2 milliards de dollars (1,55 milliard d’euros). La société affichait hier soir à la clôture une capitalisation boursière de 1,41 milliard d’euros.
Citée par l’AFP, la direction de Maurel & Prom a reconnu des contacts avec plusieurs groupes internationaux, dont plusieurs chinois, mais a démenti tout accord à un horizon prévisible. Elle a par ailleurs précisé que ces échanges ne portaient pas sur la totalité de la société mais sur divers actifs au Gabon. Présent au Gabon depuis 2004, Maurel & Prom y réalise l’essentiel de sa production (plus de 20.000 barils par jour fin octobre environ contre 15.300 fin juin). Le groupe explique notamment cette évolution par «le raccordement de deux des quatre plate-formes supplémentaires prévues sur le deuxième semestre 2012» et par «la mise en production progressive de nouveaux puits».
Dans ce pays, le groupe reste toutefois loin derrière les poids lourds Total et Shell qui contrôlent 60% de la production gabonaise. Ce n’est pas la première fois, loin s’en faut, que sont évoqués des appétits pour Maurel & Prom. En août dernier, le PDG Jean-François Hénin avait une nouvelle fois estimé que la société était trop petite pour rester indépendante. Du côté de Sinopec, le groupe chinois entendrait pousser ses pions au Gabon où il a racheté des actifs en 2009 via le suisse Addax Petroleum. Une manoeuvre qui peut sembler toutefois suprenante, Addax Petroleum entretenant un contentieux avec le gouvernement gabonais. Un conflit qui pourrait cependant être résolu avec la reprise par Gabon Oil de parts dans des blocs d’Addax Petroleum. Le groupe chinois éviterait par la même occasion les embûches réglementaires qui se dressent sur sa route en Amérique du Nord.
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