Manchester United ranime le marché des IPO après le fiasco Facebook
Alors que de nombreux investisseurs n’ont toujours pas digéré le fiasco de l’introduction en Bourse de Facebook, dont le cours a chuté de moitié depuis son entrée sur le Nasdaq le 18 mai dernier, le marché américain des IPO tente de se relancer. Six mises en Bourse sont programmées cette semaine à la Bourse de New York, avec comme point d’orgue celle de Manchester United vendredi. Il s’agit de la semaine la plus chargée depuis le mois de mai dernier. Au total, les candidats à la Bourse comptent placer 1,1 milliard de dollars d’actions sur le marché.
Le club de football anglais aux 19 titres de champion national prévoit de placer jusqu’à 333 millions de dollars. Les 16,7 millions d’actions seront vendues pour moitié par la famille Glazer, propriétaire de Manchester United depuis 2005, à un cours compris entre 16 et 20 dollars. Le prix définitif sera fixé jeudi. L’autre moitié proviendra d’actions nouvelles. Le produit de l’augmentation de capital servira à rembourser une partie de la dette qui s’élevait à 437 millions de livres au 30 juin dernier (549 millions d’euros). La famille Glazer conservera 89,8% du capital.
En milieu de fourchette, le club dirigé par Alex Ferguson capitaliserait ainsi 2,95 milliards de dollars. Des montants nettement plus modestes que ceux initialement espérés par le groupe lors du lancement de son processus d’ouverture du capital l’an dernier. Initialement prévue à Singapour, la mise en Bourse devait permettre de lever jusqu’à 1 milliard de dollars. Mais l’aggravation de la crise sur les marchés financiers a contraint Manchester United à changer ses plans et à se tourner vers la Bourse de New York, jugée plus sûre. Le placement est dirigé par Jefferies, Credit Suisse et JPMorgan.
Cette opération, et les cinq autres également programmées cette semaine, constitueront un test précieux pour la place américaine dont l’activité en matière d’introductions en Bourse est totalement paralysée depuis Facebook. Selon les statistiques du cabinet Renaissance Capital, seulement 2 milliards de dollars ont été placés en juin et juillet aux Etats-Unis, 50% de moins qu’un an auparavant. Un véritable coup d’arrêt alors que le premier trimestre 2012, avec 42 introductions en Bourse, s’était montré nettement plus actif en volume que le début d’année 2011.
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