Maersk fait preuve d’un plus grand optimisme pour le transport de conteneurs
Si le groupe danois A.P. Moeller-Maersk (Maersk) a vu son bénéfice net trimestriel exprimé en dollars chuter de 39% à 965 millions (804 millions d’euros), cette contre-performance est masquée par le redressement de sa principale filiale Maersk Line, leader mondial du fret maritime de conteneurs. Cette activité a affiché un bénéfice net récurrent de 227 millions de dollars au deuxième trimestre 2012, contre une perte de 95 millions un an auparavant. Elle a tiré parti d’une progression de 11% des volumes transportés sur la période, d’une hausse de 4,2% des tarifs de fret et des effets positifs d’une restructuration incluant la suppression de 400 postes.
«Les transporteurs de conteneurs ont surpassé les attentes au premier semestre en évitant d’aller à la chasse aux parts de marché», commente Frode Moerkedal, analyste chez Platou Markets à Oslo. Le bénéfice de son activité d’extraction pétrolière en mer du Nord (Maersk Oil) a en revanche reculé de 32,5% à 468 millions en raison d’une baisse de 17% de la production à 287.000 barils par jour en rythme annuel, tandis que la filiale de terminaux portuaires (APM Terminals) a enregistré un léger repli de 3% de son bénéfice à 151 millions.
Alors que Maersk Line prévoyait jusqu’ici un bénéfice annuel au mieux équilibré, celui-ci devrait finalement être «modestement positif», stimulé par «une progression de 4% des volumes transportés, mais avec une baisse du fret à destination de l’Europe». En tenant compte d’un gain de 900 millions de dollars consécutif au règlement d’un contentieux fiscal avec l’Algérie, le résultat de Maersk Oil devrait être stable, une progression du bénéfice étant attendue pour APM Terminals.
Pour l’ensemble de l’exercice, le conglomérat a donc revu en hausse sa prévision de bénéfice net qui devrait ressortir «légèrement supérieur» et non plus «légèrement inférieur» aux 3,4 milliards de 2011. Il table par ailleurs sur une stabilité de son cash flow d’exploitation à 7,3 milliards et sur une baisse de ses investissements industriels (9,7 milliards l’an dernier). Mais le transporteur, dont les résultats sont particulièrement sensibles aux variations du prix du brut ainsi qu’aux tarifs et aux volumes de fret, ne manque pas de souligner que ces prévisions «sont sujettes à des incertitudes considérables, liées avant tout à l'évolution de l'économie mondiale».
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