Macarthur se laisse séduire par la nouvelle proposition de Peabody et ArcelorMittal
Après avoir résisté à plusieurs sollicitations au cours des dernières années, le groupe australien Macarthur Coal a finalement décidé de rendre les armes face à l’offre conjointe révisée d’ArcelorMittal et de l’américain Peabody. Ces derniers, qui avaient proposé voici un mois 15,5 dollars australiens par action pour prendre le contrôle du plus important producteur mondial de charbon pulvérisé, ont relevé la nuit dernière leur offre à 16 dollars australiens par titre, ce qui valorise désormais leur cible 4,9 milliards de dollars australiens (3,6 milliards d’euros). «Bien qu’une offre alternative supérieure puisse encore être faite, cela n’a pas été le cas jusqu’ici et il n’y a aucune assurance que cela le devienne», a reconnu Macarthur conseillé par JPMorgan.
Effectuée à travers PEAMCoal Pty, véhicule d’investissement contrôlé à 40% par ArcelorMittal and à 60% par Peabody, l’offre s’élève en fait au total à 16,16 dollars australiens par titre dont 0,16 dollar payé comme dividende. «La prime de contrôle est appropriée par rapport à une valorisation fondamentale d’environ 12 dollars australiens», juge James Stewart, analyste de CLSA. Les investisseurs ne semblaient pas parier sur une surenchère, l’action ayant plafonné à 15,94 dollars australiens à Sydney après cette annonce.
«Nous demandons avec insistance aux actionnaires de Macarthur d’accepter notre offre sans délai», a déclaré Aditya Mittal, directeur financier du sidérurgiste luxembourgeois dans un communiqué commun avec Peabody. Ce dernier a choisi UBS et BoA-Merrill Lynch comme banques-conseils. Conseillé de son côté par RBC Capital, ArcelorMittal est déjà le deuxième actionnaire de Macarthur avec 16,1% du capital, le premier actionnaire avec 24,6% étant le groupe financier chinois Citic qui n’a pas encore fait connaître sa décision. L’aciériste sud-coréen Posco qui détient 7,3% du capital a également réservé sa réponse.
Le succès de l’offre, qui prévoit une indemnité de rupture de 48,3 millions de dollars australiens, est conditionné à l’obtention de 50,1% des actions de la cible. S’il est mené à bien, ce rachat serait la deuxième plus importante opération de fusion et acquisition réalisée cette année dans le secteur du charbon, après le rachat en juin dernier de Massey Energy par Alpha Natural Resources pour l’équivalent de 4,9 milliards d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Le Royaume-Uni va durcir les règles applicables aux fonds monétaires
Le gouvernement britannique introduira de nouvelles orientations pour les fonds monétaires afin de répondre aux demandes de rachats en période de stress. Une nouvelle législation dont les spécificités techniques seront prochainement apportées par la Financial Conduct Authority, le régulateur local. -
Schroders pourrait se séparer de sa filiale en Chine
Le gestionnaire d’actifs britannique avait obtenu l’autorisation de Pékin pour lancer cette filiale en 2023. -
Les taux américains atteignent leur plus haut niveau depuis un an
Les marchés ont signifié leur déception vendredi après la visite à Pékin du président américain Donald Trump, dont ils espéraient une issue au blocage du détroit d’Ormuz. Entre la hausse des cours du pétrole et les possibles réactions des banques centrales, ou le risque de coûts budgétaires pour les Trésors aux Etats-Unis comme dans de nombreux autres pays, les taux ont grimpé à des plus hauts depuis un an.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Changement d'èreAu sommet de la Fed, Kevin Warsh sur une ligne de crête, coincé entre Trump et réalité économique
Choisi par Donald Trump, qui souhaite infléchir les taux directeurs malgré l’envol de l’inflation, le nouveau patron de la banque centrale américaine disposera de marges de manœuvre restreintes -
PansementImmobilier : le gouvernement cherche la parade pour lutter contre les squats
Le projet de loi Ripost du ministre de l’Intérieur, en discussion la semaine prochaine au Sénat, veut combler le vide juridique concernant les squats dans les locations touristiques. Un bon début -
Pénuries de médicaments : l'UE en passe d'adopter une nouvelle loi pour réduire sa dépendance à l'Asie
Un accord a été scellé cette semaine pour garantir l'accès aux médicaments les plus vitaux. Le texte veut inciter les entreprises à produire en Europe pour contourner les problèmes de fabrication à l'étranger, qui génèrent la moitié des pénuries