LVL Médical semble organiser son retrait de la cote

Son PDG n’exclut pas une sortie de la Bourse d’ici huit à douze mois, après l’opération de rachat de 15 % du capital
Bruno de Roulhac

Depuis l’annonce la semaine dernière d’un nouveau programme de rachat d’actions par LVL Médical, les rumeurs vont bon train sur le maintien en Bourse du groupe d’assistance médicale à domicile. LVL Médical compte en effet lancer une offre publique de rachat sur 15% de son capital – un montant inhabituel – au prix de 20 euros par action. Cette opération, conduite par Oddo, sera suivie de l’annulation de ces titres. Parallèlement le groupe propose de racheter la totalité des bons de souscription ou d’achat d’actions remboursables (BSAAR) au prix unitaire de 3,80 euros.

«Si l’hypothèse d’une sortie de cote ne peut être totalement écartée, LVL Médical l’aurait déjà fait s’il le voulait, explique Guillaume Cuvillier, analyste chez Gilbert Dupont. A 20 euros offerts par action, il est fort probable que la majorité des actionnaires devraient apporter leurs titres, comme ils l’avaient fait en septembre dernier». En effet, l’automne dernier, LVL Médical avait déjà racheté pour 6% de son capital à 20 euros l’action, attisant l’appétit des actionnaires avec une demande sursouscrite quatre fois.

«Nous nous sommes déjà posés la question d’un retrait de la cote, confie Jean-Claude Lavorel, PDG de LVL Médical. à L’Agefi. Ce projet pourrait être de nouveau envisagé d’ici huit à douze mois».

LVL Médical «profite de l’effet de levier, en s’endettant à moindre coût et en utilisant ses liquidités, pour racheter la société, ajoute Guillaume Cuvillier. Ce choix signifie également l’absence de projets d’acquisition». Pour sa part, Oddo aurait préféré «qu’un endettement supplémentaire intervienne pour financer la croissance externe ou interne». Mais comme «nous n’avons pas vraiment de cible de croissance externe en termes de prix, nous préférons racheter nos titres après le succès de l’opération de l’an dernier», explique Jean-Claude Lavorel.

Aucun des actionnaires de référence, la famille Lavorel (46,50% du capital), Malakoff Médéric (13,20%) et la famille Haby (2,48%), n’apporteront leurs titres. Malakoff Médéric assure vouloir rester un actionnaire de long terme. Par un simple effet relutif, la famille Lavorel devrait passer le seuil de 50% du capital et Malakoff Médéric devrait atteindre le niveau de 15 ou 16%. En revanche, le véritable flottant devrait se réduire autour de 19%.

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