Le choc énergétique menace l’Union européenne d’une nouvelle vague de désindustrialisation. Pour faire face, les pays membres vont devoir jouer collectif.
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Alexandre Garabedian
Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction de L’Agefi.
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Pierre Chiquelin
C’était il y a deux ans, une éternité. Dans le marasme du Covid, un vent d’espoir soufflait : on allait relocaliser, re-régionaliser, rapprocher les usines de production du consommateur final pour couper notre dépendance aux masques chinois ou aux médicaments génériques indiens. Il en allait de notre souveraineté. Un choc énergétique plus tard, il nous faut encore vivre, à un degré moindre, avec les retards dans les chaînes d’approvisionnement, mais en faisant le deuil de ce vaste mouvement de réindustrialisation (lire ici).
Le risque de décrochage de l’usine Europe est réel. La flambée des prix du gaz et de l’électricité met tous les groupes dits « énergo-intensifs » sous pression, et au-delà, leurs clients. Sidérurgistes, chimistes, fabricants de verre, imprimeurs, sucriers… la liste est longue des secteurs qui voient leur facture s’envoler. Le coup est encore plus violent pour les entreprises déjà en butte à des tensions sur leurs achats et incapables de répercuter ces charges sur leurs prix de vente. Certaines tournent au ralenti, d’autres sont à l’arrêt.
Bien sûr, les organisations patronales ont beau jeu de crier à la désindustrialisation pour obtenir le soutien des Etats. Mais ces douze derniers mois annoncent un monde où l’énergie sera durablement plus chère, qui pourrait transformer l’économie européenne dans les mêmes proportions que le double choc pétrolier des années 1970. Moins d’industrie, plus de services : on sait ce que cette déformation a de funeste pour les ménages et les territoires si la valeur ajoutée se déporte en dehors de l’Union européenne.
Deux fronts
La faiblesse de l’euro et les subventions publiques pourront servir d’amortisseur, mais jusqu’à un certain point et dans la limite des capacités budgétaires de chacun. Le bazooka allemand de 200 milliards d’euros, que l’Allemagne a dégainé sans en avertir ses voisins, en montre les effets pervers. S’il serait injuste de reprocher à Berlin de vouloir protéger son consommateur, ses aides massives aux entreprises fleurent bon la distorsion de concurrence, comme aux premiers jours de la pandémie de Covid.
L’Union européenne se voit donc sommée d’apporter une réponse commune sur deux fronts. En interne, pour assurer le bon fonctionnement du marché de l’énergie, garantir l’équité et couper court aux politiques non coopératives qui, sur les plans budgétaire et monétaire, feront in fine pencher la balance outre-Rhin. A l’extérieur de ses frontières, où la Chine et l’Amérique du Nord s’appuient sur des ressources relativement moins chères et pratiquent le protectionnisme à grande échelle dans des industries en croissance, telles que les véhicules électriques. Sur l’un et l’autre point, la réponse désordonnée des derniers mois et la naïveté historique de Bruxelles en matière de réciprocité commerciale n’incitent guère à l’optimisme.
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